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Author: admin
• Lundi, mars 02nd, 2009

Bouturage et boutures

Plusieurs manières de multiplier les plantes peuvent être exploitées sans qu’on soit des experts en jardinage. Le bouturage, le moyen le plus simple et le plus pratique, est une méthode de reproduction végétative asexuée. En d’autres termes, la reproduction ne nécessite aucunement l’intervention d’un gamète mâle ni femelle, elle s’effectue seulement par le clonage d’un organe fragmenté de la plante. Le clonage consiste en la dédifférenciation des cellules du méristème pour donner, par la suite, naissance à d’autres nouvelles plantes. Deux sortes de bouturages existent : le bouturage artificiel et le bouturage naturel.

Bouturage artificiel et le bouturage naturel

Le bouturage artificiel nécessite l’intervention de l’homme tandis que celui qui est naturel, se fait par multiplication naturelle, sans l’intervention d’un individu extérieur. Il s’effectue dans les pépinières pour les professionnels, et dans les jardins pour les amateurs. L’organe de la plante, utilisé dans ce système de multiplication, est appelé bouture. Faire des boutures consiste à prendre une partie de la plante mère, pour en obtenir des fragments capables de se développer. Faire du bouturage correspond à planter les boutures à partir desquelles on aura d’autres nouvelles plantes.

Plusieurs sortes de boutures

Diverses sortes de boutures existent selon les différentes espèces, mais pour être efficace, elles doivent présenter les caractères communs suivants : sans blessure (à couper délicatement et soigneusement avec un sécateur aigu et bien propre), sans maladie, sans insecte, généralement dans un état sain. Ainsi, avant de procéder au bouturage proprement dit, il est indispensable de bien choisir l’espèce et le moment propice à son enracinement. Il est à remarquer que le moment de procéder au bouturage, ou pour sélectionner la bouture, n’est pas identique pour toutes les plantes, il dépend de son utilisation, du type à utiliser et de l’espèce choisie. La façon de procéder diffère selon les espèces et le type de bouture utilisé. Dans le cas d’une espèce spécifique, il est préférable de consulter la rubrique correspondante, ou de consulter un spécialiste pour demander conseil. Les différents types de boutures existants sont la bouture molle, les rameaux ligneux, la bouture de feuille, la bouture à l’étouffée, la bouture aoûtée, la bouture semi-aoûtée, la bouture sur bois tendre et la bouture herbacée.

Descriptions des différents types de boutures

La bouture en tige est un fragment d’une plante en pleine croissance, coupé sous l’œil avec un bon sécateur. La bouture molle, quant à elle, est un jeune rameau à repiquer au commencement de l’été ou durant le printemps (géranium et hortensia). Les rameaux ligneux présentent trois nœuds au minimum, et mesurent environ 10 à 15 cm de long. Le feuillu ou la bouture de feuille est une feuille dont la base est en train de s’aoûter. Lors de la sélection des feuillus, prendre les feuilles qui se trouvent à partir de la sixième feuille, en comptant de la racine vers le bourgeon terminal. Le feuillu s’enracine facilement au début du mois de juin. Les espèces faciles à manipuler pour ce genre de bouturage sont l’azalée, l’orme, l’érable, le bégonia et le coléus. Pour ce faire, coupez longitudinalement les nervures principales avant de l’implanter sur le substrat et si besoin, les passer dans une hormone de bouturage. Le feuillu ne nécessite pas la présence d’eau abondante, cette dernière ne peut que le nuire en le pourrissant. La bouture à l’étouffée nécessite l’utilisation d’une cloche de verre pour protéger la bouture, ou à défaut, l’usage d’un sac en plastique hyalin. Elle exige un taux d’humidité très élevé, pouvant aller jusqu’à 100 %. Son aération lui est vitale pour la préserver du pourrissement, un intervalle de deux à trois jours est suffisant. La bouture aoûtée correspond aux rameaux dormants, un bois dur se pliant sans difficulté. Elle se pratique au commencement du printemps, en hiver ou à la fin de l’automne. La bouture semi-aoûtée est un fragment d’une plante en pleine croissance, dont la pointe est tendre contrairement à la base qui est dure. Elle se repique à partir de la moitié du mois de juillet jusqu’à la moitié du mois de septembre. La bouture sur bois tendre concerne les pousses de l’année, elle doit être fraîche, sans se casser entre le pouce et l’index pour s’enraciner en peu de temps, on les plante de mai en juillet. La bouture herbacée est faite avec une plante non ligneuse, et se cultive à la fin de l’été.

Réussir son premier bouturage

Pour réussir son premier bouturage, choisir les espèces s’enracinant naturellement comme les conifères (à la fin de l’automne et en hiver), l’hysope, les arbres fruitiers (la vigne, le groseillier et le figuier), les cactacées pour les feuillus, l’olivier et le saule. Pour le cas d’un bouturage d’une tige, arroser abondamment la plante mère la veille pour que la bouture soit bien nourrie de sève. Tôt le matin, choisir la bouture, la couper à l’aide d’un sécateur bien nettoyé sous le dernier nœud du bas. Oter toutes les feuilles en laissant juste 2 ou 3 se trouvant sur le sommet. Préparer le substrat (récipient contenant de l’eau, terreau ou terre), y planter la face coupée, et placer le tout dans un endroit lumineux, à température ambiante de 15°C, bien protégé du vent, de l’humidité et de la chaleur. Normalement, les nouvelles pousses ressurgissent après 3 à 4 semaines. Dans le cas contraire, utiliser une hormone de bouturage (l’auxine par exemple) pour inciter l’enracinement. Voici quelques conseils utiles pour obtenir un bon résultat. Les feuilles de la bouture ne doivent pas être en contact direct avec le sol, la repiquer tout de suite à l’endroit principal pour éviter de l’altérer en la manipulant trop souvent. La bouture doit être plantée dans un trou, bien à la verticale, puis bien remettre la terre après pour qu’il n’y ait aucune poche d’air à l’intérieur, enfin arroser la terre qui la recouvre délicatement. Si la bouture est mise dans un petit pot, il est possible de changer de support au moment où elle commence à prendre racine. Il est important de repiquer la bouture le plus tôt possible après l’avoir coupée. Au cas où le repiquage ne peut pas se faire très rapidement, il est toujours possible de la garder pour un bon moment dans le réfrigérateur, et recouvrir le tout d’un plastique pour qu’elle garde une bonne humidité.

Author: admin
• Lundi, mars 02nd, 2009

Toiture végétale ; c’est quoi ?

La toiture végétale est une alternative aux toitures traditionnelles composées de tôles, d’ardoise et de tuiles. C’est une toiture qui suscite bien des engouements parce que premièrement, le respect de l’environnement occupe de plus en plus de place dans nos vies quotidiennes, et deuxièmement, c’est une alternative qui allie à la fois beaucoup d’avantages avec des matériaux presque entièrement naturels. Ce type d’écotoit est composé de quatre parties distinctes : une enveloppe d’étanchéité composée soit de caoutchouc, soit de bitume, une couche de purification et de drainage fait de cailloux et d’argile, un substrat sur lequel vont pousser les végétaux et enfin la dernière couche pour les végétaux.

Pour quel type de toiture ?

Ce type de toiture est surtout préférable pour des toits plats ou dont l’inclinaison ne dépasse pas 35°, sinon on parlera plutôt de mur vert ou végétal. Ce concept n’est pas nouveau et remonte même à des milliers d’années, les indiens d’Amérique du Nord (Peaux rouges) utilisent depuis toujours cette manière traditionnelle pour recouvrir leur habitation. Mais cette ancienne méthode est très contraignante car étant donné que la couche supportant les végétaux est en terre, elle devient très lourde à cause des pluies. À titre d’exemple, sachez que si on utilisait cette méthode pour recouvrir un toit d’environ 100 m², il pèserait environ 40 tonnes !

La toiture végétale est présente dans plusieurs pays

Certains pays utilisent depuis longtemps cette méthode, surtout dans les pays du Nord de l’Europe du fait que la nouvelle technique faisant appel au bitume et au caoutchouc permet beaucoup plus de souplesse sans trop changer la structure de la maison. Ce concept fait fureur en Allemagne où presque 10 % des habitations ont des toits végétaux. Cet emballement peut se comprendre car le gouvernement allemand donne différentes subventions pour encourager ce type de construction. Cet enthousiasme pour l’écotoit est en train de gagner beaucoup de pays comme la Suisse, les Pays-Bas, les pays scandinaves et le Japon. La France possède très peu de toiture végétale mais est en train de rattraper son retard, on peut compter près d’une cinquantaine de toiture verte à Paris. La toiture verte n’est pas seulement intéressante à cause de son aspect esthétique même si du vert dans nos villes grisâtres en béton ne serait pas de trop.

Avantages de la toiture végétale

C’est surtout les avantages pratiques qui la sortent du lot : la rétention de la poussière, l’isolation phonique car la terre est parmi les isolants les plus efficaces qui existent, l’augmentation des espaces verts, l’oxygène dégagé par les plantes contribuent à la santé des habitants, une meilleure filtration d’eau de pluie car des études ont montré que la toiture verte retenait jusqu’à 50 % d’eau par rapport aux toits traditionnels. Il ne faut pas négliger sa gestion de la chaleur, on s’est aperçu que la température d’un toit traditionnel pouvait atteindre les 60°C alors que celui du toit végétal reste entre 15 et 20°C.

Fabriquer une toiture végétale

On peut distinguer deux types d’écotoits : l’écotoit extensif et l’écotoit intensif. La méthode extensive est la plus facile et c’est également celle qui demande le moins d’entretien, puisque son épaisseur reste généralement entre 10 et 15 cm. Elle ne demande pas beaucoup d’arrosage et est l’idéale pour les régions très sèches. Elle est recommandée pour ceux qui cherchent l’efficacité sans avoir à fournir beaucoup d’efforts. Pour ce premier type de toit, choisissez des végétaux qui poussent très rapidement et qui supportent la sècheresse dont les diverses plantes grasses et les sédums. La méthode intensive est la plus gourmande que ce soit en terme de structure ou d’entretien, car sa végétation peut atteindre les 2 mètres de profondeurs et son arrosage doit être régulier. Ce type est très esthétique, on peut même y planter des petits arbrisseaux. Les plantes recommandées pour la toiture végétale sont celles qui ont une forte résistance aux conditions extrêmes comme le thym, la ciboulette et l’origan. Il faut se renseigner sur les dispositions nécessaires à respecter, ainsi que les normes en vigueur régissant la toiture avant d’entreprendre les travaux. Dans certains pays comme la France, une autorisation communale est requise indiquant que les matériaux choisis et le taux d’inclinaison de la toiture sont appropriés. On doit également tenir compte de certaines conditions particulières dont par exemple, la proximité avec la mer qui peut engendrer une érosion saline.