Archive for mars 2nd, 2009

Author: admin
• Lundi, mars 02nd, 2009

Avoir un agréable massif de fleurs est possible chez soi, sans qu’on ait recours à un paysagiste ou à un jardinier. Il suffit de connaître les quelques règles de base pour le réaliser, le reste n’est qu’une question de goût et de feeling. Son originalité dépend uniquement du choix de la personne qui le conçoit, avec les innombrables modèles et les variations d’espèces et de couleurs existantes. Que vous ayez la main verte ou pas, les quelques conseils et astuces judicieuses suivants vous aideront dans la réalisation de votre massif de fleurs.

Les fleurs du massif

Pour la plupart des espèces, l’ensemencement commence à partir du mois d’avril pour obtenir de belles fleurs durant la période d’été, de juin en septembre. Ayez déjà en tête une idée de ce que vous auriez aimé voir dans votre jardin, quel genre de fleurs et quelle harmonisation de couleurs ? Cette idée vous guidera dans le choix des espèces. Pour vous aider, citons quelques espèces de fleurs, composant souvent le massif fleuri au soleil. Le rudbeckia nain est une plante vivace, rustique, résistante, à fleur jaune, à cœur conique changeant de couleur allant du vert à l’orange pour aboutir au noir. Il embellit le massif avec son abondance de fleurs jaunes durant toute l’été. Les couleurs rose et jaune contrastent, alors dans une composition de massif fleuri incluant déjà une couleur rose, le rudbeckia est à remplacer par l’œillet d’Inde. Le zinnia est une plante à fleur généralement rose dont deux variétés distinctes existent, celles hybrides et celles sauvages. Faisant partie de la famille des astéracées, le zinnia ne résiste pas au gel du printemps. La sauge bleue est une plante vivace bénéficiant d’une floraison abondante et d’un feuillage persistant. Ses fleurs bleutées en épis lui accordent son originalité. Elle s’adapte à tous les genres de terre et pousse facilement, ainsi le meilleur moment d’ensemencement est le printemps. La queue de renard ou Amarante, en particulier l’Amaranthus Caudatus, donne une expression de verticalité, de décontraction et de fantaisie à la composition florale. De couleur pourpre, elle est aussi facilement reconnaissable à ses tiges rougeâtres et son feuillage clair. Le semis peut s’effectuer de deux manières, soit directement en terre au mois d’avril, soit à l’intérieur (du genre pépinière ou autre endroit pour le conserver) en mars pour obtenir des jeunes pousses à repiquer au mois de mai. Le pennisentum, de la famille des graminées, est une plante vivace à touffes persistantes, présentant plus de cinquante espèces. Il est très décoratif et très graphique en se valorisant et en mettant également en valeur les fleurs se trouvant à sa proximité. Son ensemencement est propice au printemps et ses fleurs sont belles et fraîches, elles gardent leur beauté jusqu’au moment du premier givre et de la première rosée. Les cinq fleurs évoquées auparavant peuvent servir de base à votre massif de fleurs. L’introduction d’autres variétés de fleurs dans la composition lui accorde une légère nuance. Le cléome est une bonne nuance, avec sa tige dressée et bien rigide de grande taille (mesurant jusqu’à 1,5 m), il s’érige majestueusement en arrière-plan. Il offre une bonne inflorescence de fleurs parfumées, en forme de couronne à son extrémité, à partir du mois de juillet jusqu’au mois d’octobre. Une autre nuance peut être apportée aussi grâce au Salvia Coccinéa ou sauge rouge avec des fleurs en épis rouges. Ces épis ont en moyenne une longueur de 50 cm et on les voit éclore à partir du mois de mai jusqu’en octobre si on les cultive à la fin de l’hiver. Plusieurs autres fleurs peuvent composer un massif, et vous pouvez choisir celles qui vous plaisent, même si elles ne font pas partie des sept sus-évoquées qui ont été citées juste à titre indicatif.

Comment faire un massif de fleurs ?

Pour que le jardin soit le plus plaisant possible, la préparation du terrain est primordiale. A priori, mesurez la surface du terrain à cultiver pour avoir une idée du nombre de fleurs à planter. Toujours laisser un espace minimum de 20 cm entre chaque pied de fleurs. Si l’endroit où sera le massif se trouve au milieu d’un gazon, procéder tout de suite au piquage des deux extrémités du terrain, en mettant le cordeau entre les deux bouts. Tracer la limite de la ligne du massif à l’aide d’une bêche carrée en l’enfonçant dans le gazon. Creusez un trou ayant une profondeur moyenne de 10 cm. Y plonger de l’engrais de fond ou de la corne broyée et le mélanger avec la terre du fond. Placer le jeune plant, couvrir la racine de terre et tasser légèrement. Arroser soigneusement et recommencer le même procédé à 20 cm du premier pied de fleur et ainsi de suite. Pour un terrain dur sans gazon, s’il est sec, ajouter du sable ou de la terre argileuse à ce dernier et griffer pour qu’ils se mélangent bien, avant de commencer à mettre le cordeau. Les mêmes processus que ceux effectués pour un terrain gazonneux s’enchaînent. Si le terrain est argileux, l’alléger avec de la tourbe griffée avant de placer le cordeau. Procéder ensuite comme pour le terrain gazonneux après cet allègement avec de la tourbe. Quand le terrain est prêt, procéder à la plantation en suivant les instructions sus-citées. Pour vous inspirer, voici quelques propositions de composition de massifs fleuris.

Un beau massif de fleurs !

 Toujours mettre ensemble les fleurs de mêmes types, et mélanger 3 couleurs en moyenne pour éviter la lourdeur de l’ensemble. Pour un massif de fleurs vivaces, prendre deux pavots, deux fougères et une corbeille d’or (prévoir donc à chaque fois un ensemble de cinq fleurs). Pour un massif de fleurs à l’ombre ne nécessitant pas beaucoup d’eau, mettre ensemble deux bégonias avec deux dipladénias et deux impatiens (de préférence de Nouvelle Guinée). Pour un massif de fleurs au soleil, en sélectionner trois parmi les quatre fleurs proposées en maintenant le nombre d’un ensemble à cinq fleurs en tout : deux œillets d’inde, une verveine ou une graminée et deux géraniums zonales.

Entretien du massif de fleurs

Toutes les bases vous ont été offertes, à vous donc de composer votre massif de fleurs. Faites attention à ne pas oublier de l’entretenir puisqu’il ne suffit pas seulement de le planter. Pour ce faire, un arrosage quotidien est de rigueur, la quantité d’eau dépend des espèces choisies mais il est préférable d’arroser en fin d’après-midi ou le soir. Mettre des paillettes de lin, si nécessaire, pour lutter contre les limaces et les escargots, cette technique est recommandée pour les rudbeckias et les zinnias. Si le sol semble pauvre en apport, ajoutez de l’engrais granulés, spécialement conçus pour les fleurs, autour de la racine des plantes, griffez et arrosez après. Cet apport en engrais doit se faire systématiquement tous les mois. Otez les feuilles jaunes et les fleurs fanées, aérez le sol en le griffant de temps en temps et traitez (si possible avec des produits bio) les maladies et les insectes.

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• Lundi, mars 02nd, 2009

Les plantes aromatiques

Les plantes aromatiques, utilisées pour parfumer les aliments comme les grillades, les poissons et les petits plats, ont toujours tenu une grande importance dans la vie quotidienne des hommes, depuis l’époque de Charlemagne jusqu’à nos jours, du fait que non seulement elles rehaussent le goût des mets cuisinés avec elles, mais sont aussi toniques et digestives. Elles aident à garder la forme et même à prévenir certaines maladies (goutte, rachitisme et scorbut). Il faut noter que les apports en vitamines A et C de ces plantes aromatiques sont très élevés, faisant que la consommation journalière des plantes aromatiques est bénéfique à la santé. Toutefois, elles ne peuvent pas être substituées à d’autres aliments.

Cultiver les plantes aromatiques

Une solution pour en avoir continuellement chez soi est d’en cultiver dans son jardin potager, dans sa cour ou sur son balcon. Cultiver les plantes aromatiques n’est pas très compliqué, même si vous n’êtes pas un agronome de formation. Mais avant de prendre toute décision relative à la culture des plantes aromatiques, il faut se rendre compte de la diversité de celles-ci. La réussite du projet dépend de plusieurs critères, propres ou non à chaque plante, à savoir le climat (chaud ou froid), la nature du sol (humide ou sec), leur aptitude à vivre avec d’autres espèces (envahisseur ou non) et vos moyens (logistique, matériel et financier). Toutefois, il ne faut pas minimiser le choix d’un bon terrain cultivable et la préparation du sol. Il faut également connaître certaine technique de drainage qui vous aidera à réduire le taux d’humidité du sol, néfaste pour la culture. L’emplacement des plantes est primordial pour avoir un bon résultat. En effet, certaines plantes ont besoin de plus de chaleur et de lumière, tandis que d’autres plus de fraîcheur et de lumière tamisée. Le minimum de connaissance de l’orientation est indispensable, aussi pour vous aider, consultez les magasins spécialisés en jardinage comme Delbart, Jardiland, Truffaut et Botanic. Ils offrent les informations nécessaires à savoir sur la façon de cultiver ces plantes, et vous indiquent les comportements des jardiniers Bio pour les entretenir.

Entretenir les plantes aromatiques

Pour les amateurs, optez pour les variétés résistantes aux changements climatiques telles que le laurier sauge, la sauge, le romarin, la sarriette, le thym, la ciboulette et l’estragon. Les présentations des produits de jardinage sur le marché sont très diversifiées et se font en fonction du type de plantes. Pour les variétés vivaces, elles sont présentées dans des germoirs, tandis que pour les saisonnières, on utilise les graines. Les plantes envahissantes sont à cultiver séparément des autres pour ne pas altérer leur croissance. Prenons le cas de la menthe à titre indicatif, elle doit être mise dans un pot individuel, et jamais dans un même pot que la ciboulette. Le type de traitement réservé à chaque plante aura également un effet sur le choix des plantes à mettre côte à côte. Celles qui ont besoin de plus d’eau sont à grouper ensemble, et il en est de même pour celles qui poussent dans des conditions plus sèches. Le mode et la période de culture, de récolte et de conservation des plantes aromatiques diffèrent d’une espèce à une autre et elles possèdent chacune leurs caractéristiques. Généralement les plantes aromatiques ne supportent pas la chaleur, pourtant elles se développent très favorablement sous une bonne lumière. Quant au froid, faire en sorte que la température dépasse le seuil admissible de 5°C. En dessous de cette température, la plante mourra si aucune précaution n’a été prise comme la pose de voile de protection. Pour favoriser son épanouissement et son inflorescence, veillez à les arroser régulièrement. En plus de l’arrosage, les petits soins particuliers comme le taillage et le pinçage doivent leur être prodigués, tout en tenant compte des saisons et des aléas de la météo. Enlevez systématiquement les mauvaises herbes, et utilisez de temps à autres des engrais adaptés pour avoir la certitude d’obtenir un bon résultat. Luttez contre les ennemis des plantes aromatiques tels que les limaces, en utilisant les pesticides bio qui se vendent chez les spécialistes. Pour les plantes persistantes, toujours présentes durant toute l’année comme la sauge, le romarin, la lavande, le laurier, la sarriette, le thym et le romarin, il est recommandé de les cultiver dans un milieu sec sachant qu’elles n’ont pas besoin de beaucoup d’eau. Par contre, d’autres herbes aromatiques comme la coriandre, l’estragon et le persil nécessitent une bonne fréquence d’arrosage. Veillez à retenir la différence des exigences de chaque plante, ainsi les instructions particulières indiquées sur les sachets de graines sont à respecter pour chaque variété.

Instructions particulières pour avoir de belles plantes aromatiques

Voyons le cas de quelques plantes à titre de référence, les plantes aromatiques vivaces (le persil, l’estragon, la ciboulette et la menthe) se développent aisément sous un abri durant l’hiver. Le basilic ne supporte pas une forte exposition à l’air, il est alors suggéré de le mettre en pot près de la fenêtre. Pour enrichir la terre où le basilic est planté, utilisez de l’engrais chimique. Pour son entretien, n’oubliez pas de couper les boutons floraux périodiquement. La récolte peut commencer trois mois après la plantation, de préférence en temps chaud, en pinçant les tiges. Les feuilles cueillies sont à conserver dans le congélateur et se mélangent aux potages comme la soupe au pistou, ou aux sauces avec d’autres légumes tel le fenouil et la courgette.

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• Lundi, mars 02nd, 2009

Bouturage et boutures

Plusieurs manières de multiplier les plantes peuvent être exploitées sans qu’on soit des experts en jardinage. Le bouturage, le moyen le plus simple et le plus pratique, est une méthode de reproduction végétative asexuée. En d’autres termes, la reproduction ne nécessite aucunement l’intervention d’un gamète mâle ni femelle, elle s’effectue seulement par le clonage d’un organe fragmenté de la plante. Le clonage consiste en la dédifférenciation des cellules du méristème pour donner, par la suite, naissance à d’autres nouvelles plantes. Deux sortes de bouturages existent : le bouturage artificiel et le bouturage naturel.

Bouturage artificiel et le bouturage naturel

Le bouturage artificiel nécessite l’intervention de l’homme tandis que celui qui est naturel, se fait par multiplication naturelle, sans l’intervention d’un individu extérieur. Il s’effectue dans les pépinières pour les professionnels, et dans les jardins pour les amateurs. L’organe de la plante, utilisé dans ce système de multiplication, est appelé bouture. Faire des boutures consiste à prendre une partie de la plante mère, pour en obtenir des fragments capables de se développer. Faire du bouturage correspond à planter les boutures à partir desquelles on aura d’autres nouvelles plantes.

Plusieurs sortes de boutures

Diverses sortes de boutures existent selon les différentes espèces, mais pour être efficace, elles doivent présenter les caractères communs suivants : sans blessure (à couper délicatement et soigneusement avec un sécateur aigu et bien propre), sans maladie, sans insecte, généralement dans un état sain. Ainsi, avant de procéder au bouturage proprement dit, il est indispensable de bien choisir l’espèce et le moment propice à son enracinement. Il est à remarquer que le moment de procéder au bouturage, ou pour sélectionner la bouture, n’est pas identique pour toutes les plantes, il dépend de son utilisation, du type à utiliser et de l’espèce choisie. La façon de procéder diffère selon les espèces et le type de bouture utilisé. Dans le cas d’une espèce spécifique, il est préférable de consulter la rubrique correspondante, ou de consulter un spécialiste pour demander conseil. Les différents types de boutures existants sont la bouture molle, les rameaux ligneux, la bouture de feuille, la bouture à l’étouffée, la bouture aoûtée, la bouture semi-aoûtée, la bouture sur bois tendre et la bouture herbacée.

Descriptions des différents types de boutures

La bouture en tige est un fragment d’une plante en pleine croissance, coupé sous l’œil avec un bon sécateur. La bouture molle, quant à elle, est un jeune rameau à repiquer au commencement de l’été ou durant le printemps (géranium et hortensia). Les rameaux ligneux présentent trois nœuds au minimum, et mesurent environ 10 à 15 cm de long. Le feuillu ou la bouture de feuille est une feuille dont la base est en train de s’aoûter. Lors de la sélection des feuillus, prendre les feuilles qui se trouvent à partir de la sixième feuille, en comptant de la racine vers le bourgeon terminal. Le feuillu s’enracine facilement au début du mois de juin. Les espèces faciles à manipuler pour ce genre de bouturage sont l’azalée, l’orme, l’érable, le bégonia et le coléus. Pour ce faire, coupez longitudinalement les nervures principales avant de l’implanter sur le substrat et si besoin, les passer dans une hormone de bouturage. Le feuillu ne nécessite pas la présence d’eau abondante, cette dernière ne peut que le nuire en le pourrissant. La bouture à l’étouffée nécessite l’utilisation d’une cloche de verre pour protéger la bouture, ou à défaut, l’usage d’un sac en plastique hyalin. Elle exige un taux d’humidité très élevé, pouvant aller jusqu’à 100 %. Son aération lui est vitale pour la préserver du pourrissement, un intervalle de deux à trois jours est suffisant. La bouture aoûtée correspond aux rameaux dormants, un bois dur se pliant sans difficulté. Elle se pratique au commencement du printemps, en hiver ou à la fin de l’automne. La bouture semi-aoûtée est un fragment d’une plante en pleine croissance, dont la pointe est tendre contrairement à la base qui est dure. Elle se repique à partir de la moitié du mois de juillet jusqu’à la moitié du mois de septembre. La bouture sur bois tendre concerne les pousses de l’année, elle doit être fraîche, sans se casser entre le pouce et l’index pour s’enraciner en peu de temps, on les plante de mai en juillet. La bouture herbacée est faite avec une plante non ligneuse, et se cultive à la fin de l’été.

Réussir son premier bouturage

Pour réussir son premier bouturage, choisir les espèces s’enracinant naturellement comme les conifères (à la fin de l’automne et en hiver), l’hysope, les arbres fruitiers (la vigne, le groseillier et le figuier), les cactacées pour les feuillus, l’olivier et le saule. Pour le cas d’un bouturage d’une tige, arroser abondamment la plante mère la veille pour que la bouture soit bien nourrie de sève. Tôt le matin, choisir la bouture, la couper à l’aide d’un sécateur bien nettoyé sous le dernier nœud du bas. Oter toutes les feuilles en laissant juste 2 ou 3 se trouvant sur le sommet. Préparer le substrat (récipient contenant de l’eau, terreau ou terre), y planter la face coupée, et placer le tout dans un endroit lumineux, à température ambiante de 15°C, bien protégé du vent, de l’humidité et de la chaleur. Normalement, les nouvelles pousses ressurgissent après 3 à 4 semaines. Dans le cas contraire, utiliser une hormone de bouturage (l’auxine par exemple) pour inciter l’enracinement. Voici quelques conseils utiles pour obtenir un bon résultat. Les feuilles de la bouture ne doivent pas être en contact direct avec le sol, la repiquer tout de suite à l’endroit principal pour éviter de l’altérer en la manipulant trop souvent. La bouture doit être plantée dans un trou, bien à la verticale, puis bien remettre la terre après pour qu’il n’y ait aucune poche d’air à l’intérieur, enfin arroser la terre qui la recouvre délicatement. Si la bouture est mise dans un petit pot, il est possible de changer de support au moment où elle commence à prendre racine. Il est important de repiquer la bouture le plus tôt possible après l’avoir coupée. Au cas où le repiquage ne peut pas se faire très rapidement, il est toujours possible de la garder pour un bon moment dans le réfrigérateur, et recouvrir le tout d’un plastique pour qu’elle garde une bonne humidité.

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• Lundi, mars 02nd, 2009

Toiture végétale ; c’est quoi ?

La toiture végétale est une alternative aux toitures traditionnelles composées de tôles, d’ardoise et de tuiles. C’est une toiture qui suscite bien des engouements parce que premièrement, le respect de l’environnement occupe de plus en plus de place dans nos vies quotidiennes, et deuxièmement, c’est une alternative qui allie à la fois beaucoup d’avantages avec des matériaux presque entièrement naturels. Ce type d’écotoit est composé de quatre parties distinctes : une enveloppe d’étanchéité composée soit de caoutchouc, soit de bitume, une couche de purification et de drainage fait de cailloux et d’argile, un substrat sur lequel vont pousser les végétaux et enfin la dernière couche pour les végétaux.

Pour quel type de toiture ?

Ce type de toiture est surtout préférable pour des toits plats ou dont l’inclinaison ne dépasse pas 35°, sinon on parlera plutôt de mur vert ou végétal. Ce concept n’est pas nouveau et remonte même à des milliers d’années, les indiens d’Amérique du Nord (Peaux rouges) utilisent depuis toujours cette manière traditionnelle pour recouvrir leur habitation. Mais cette ancienne méthode est très contraignante car étant donné que la couche supportant les végétaux est en terre, elle devient très lourde à cause des pluies. À titre d’exemple, sachez que si on utilisait cette méthode pour recouvrir un toit d’environ 100 m², il pèserait environ 40 tonnes !

La toiture végétale est présente dans plusieurs pays

Certains pays utilisent depuis longtemps cette méthode, surtout dans les pays du Nord de l’Europe du fait que la nouvelle technique faisant appel au bitume et au caoutchouc permet beaucoup plus de souplesse sans trop changer la structure de la maison. Ce concept fait fureur en Allemagne où presque 10 % des habitations ont des toits végétaux. Cet emballement peut se comprendre car le gouvernement allemand donne différentes subventions pour encourager ce type de construction. Cet enthousiasme pour l’écotoit est en train de gagner beaucoup de pays comme la Suisse, les Pays-Bas, les pays scandinaves et le Japon. La France possède très peu de toiture végétale mais est en train de rattraper son retard, on peut compter près d’une cinquantaine de toiture verte à Paris. La toiture verte n’est pas seulement intéressante à cause de son aspect esthétique même si du vert dans nos villes grisâtres en béton ne serait pas de trop.

Avantages de la toiture végétale

C’est surtout les avantages pratiques qui la sortent du lot : la rétention de la poussière, l’isolation phonique car la terre est parmi les isolants les plus efficaces qui existent, l’augmentation des espaces verts, l’oxygène dégagé par les plantes contribuent à la santé des habitants, une meilleure filtration d’eau de pluie car des études ont montré que la toiture verte retenait jusqu’à 50 % d’eau par rapport aux toits traditionnels. Il ne faut pas négliger sa gestion de la chaleur, on s’est aperçu que la température d’un toit traditionnel pouvait atteindre les 60°C alors que celui du toit végétal reste entre 15 et 20°C.

Fabriquer une toiture végétale

On peut distinguer deux types d’écotoits : l’écotoit extensif et l’écotoit intensif. La méthode extensive est la plus facile et c’est également celle qui demande le moins d’entretien, puisque son épaisseur reste généralement entre 10 et 15 cm. Elle ne demande pas beaucoup d’arrosage et est l’idéale pour les régions très sèches. Elle est recommandée pour ceux qui cherchent l’efficacité sans avoir à fournir beaucoup d’efforts. Pour ce premier type de toit, choisissez des végétaux qui poussent très rapidement et qui supportent la sècheresse dont les diverses plantes grasses et les sédums. La méthode intensive est la plus gourmande que ce soit en terme de structure ou d’entretien, car sa végétation peut atteindre les 2 mètres de profondeurs et son arrosage doit être régulier. Ce type est très esthétique, on peut même y planter des petits arbrisseaux. Les plantes recommandées pour la toiture végétale sont celles qui ont une forte résistance aux conditions extrêmes comme le thym, la ciboulette et l’origan. Il faut se renseigner sur les dispositions nécessaires à respecter, ainsi que les normes en vigueur régissant la toiture avant d’entreprendre les travaux. Dans certains pays comme la France, une autorisation communale est requise indiquant que les matériaux choisis et le taux d’inclinaison de la toiture sont appropriés. On doit également tenir compte de certaines conditions particulières dont par exemple, la proximité avec la mer qui peut engendrer une érosion saline.