Archive for ◊ février, 2009 ◊

Author: admin
• Mercredi, février 04th, 2009

Faire une liste exhaustive des fleurs comestibles est pratiquement impossible tellement elles sont nombreuses et variées. Si pour certaines espèces, plusieurs parties de la plante sont comestibles, pour d’autres seules les fleurs le sont. Exemples : pensée, œillet, mimosa, acacia, hibiscus, lilas, camomille, gardénia, etc. Seulement, avant de les cuisiner, il faut s’assurer de leur comestibilité car, malgré leur beauté, certaines fleurs sont très toxiques comme le muguet ou le pétunia. En tout cas, dans le doute, il vaut mieux s’abstenir. Pour d’autres espèces comme l’hémérocalle, les propriétés allergisantes sont à craindre. Il est donc toujours conseillé de faire un test avant de consommer les fleurs comestibles.

Les fleurs comestibles : où en trouver ?

L’idéal serait de les planter dans son jardin. D’ailleurs certaines espèces sont qualifiées de fleurs de jardin. En plus des variétés classiques comme la rose, le dahlia, l’œillet, le géranium ou encore la pensée, il est également possible de planter des arbustes à fleurs comestibles comme le romarin et la santoline. Vous pourrez aussi opter pour des espèces moins connues comme le pavot de Californie. Sinon, les fleurs comestibles sont nombreuses dans les champs, dans les prés, le long des petits chemins, dans les bois et les forêts, etc. Dans les champs, à l’abri des activités humaines, poussent les coquelicots, la luzerne, les violettes, l’absinthe, le chrysanthème, etc. Dans les prairies s’épanouissent la camomille, le volubilis, la scorsonère, le pissenlit, la matricaire, le trèfle, etc. A l’orée des bois, on rencontre la pâquerette, la pervenche, la cardamine, l’armoise ou encore la pimprenelle. Au bord des marais et sur la rive des rivières, les fleurs comestibles pullulent pour ne citer que la guimauve, le ményanthe, la salicaire, le pétasite, le persil sauvage.

Pour les arbres et les arbustes à fleurs comestibles, citons l’hibiscus, le mimosa, l’acacia, le merisier, le tilleul et l’aubépine. Terminons par les fleurs exotiques qui, même difficiles à trouver, sont très appréciées. Relevons également les fleurs du frangipanier, du caféier, du manguier, du canarion, du lotus des Indes et de l’ylang-ylang.

Les fleurs comestibles : la cueillette et la préparation

Effectuer la récolte le matin après évaporation de la rosée ou au coucher du soleil. Eliminer les insectes et autres saletés. Enlever le pistil et les étamines pour les grandes fleurs puis laver soigneusement. Pour les fleurs réputées amères comme le chrysanthème, les plonger quelques secondes dans de l’eau bouillante salée. Si les fleurs ne sont pas destinées à une consommation immédiate, il est possible de les conserver. Laissez-les sécher sur du papier absorbant à l’abri du soleil. Les ranger ensuite dans des pots hermétiques. Il ne faut jamais consommer les fleurs traitées aux insecticides ou autres pesticides. Sachez que les fleurs vendues chez les fleuristes sont particulièrement impropres à la consommation. Si la cueillette de fleurs fraîches n’est pas possible, il vaut mieux se tourner vers les herboristeries et les magasins de produits naturels et acheter des fleurs séchées.

Les fleurs comestibles : comment les cuisiner ?

Certaines fleurs sont consommées pour leurs vertus thérapeutiques comme l’aubépine et le lotus des Indes qui sont tonicardiaques, la camomille utilisée comme sédative, le louffa d’Asie contre les inflammations de la gorge, le sophora qui combat la fièvre, etc. Plusieurs espèces de fleurs comestibles entrent dans la préparation de décoctions, de tisanes, de limonades, de sirops, d’infusions et même de boissons alcooliques comme le champagne obtenu à partir de fleurs de sureau. Presque toutes les fleurs comestibles peuvent être utilisées dans la préparation des soupes. Si certaines sont employées en guise d’épices, d’autres sont considérées comme de véritables légumes. On peut les associer à des viandes ou à d’autres légumes mais il est tout à fait possible de les cuire seules. Les plus recommandées sont les primevères, les dahlias, les pissenlits, les chrysanthèmes, les soucis et les hémérocalles.

Pour les flans, cinq espèces se dégagent du lot : le jasmin, la rose, le géranium, la lavande et la violette. Il faut les incorporer au lait qui servira à la préparation. Pour les gratins, salés ou sucrés, les fleurs sont utilisées comme aromates. Pour les gratins sucrés aux fruits, utiliser les fleurs parfumées, l’œillet grenadine en particulier. Pour les salés aux légumes, opter pour la primevère ou le pissenlit.

En ce qui concerne les salades, le choix est vaste. Citons en particulier le tournesol au goût aigre-doux, le pétunia à la saveur de laitue frisée, la bourrache qui rappelle le goût du concombre, la capucine qui peut remplacer le radis. Pour obtenir des poudres de fleurs qui entrent dans les ingrédients des vinaigrettes et des sauces, il suffit de laisser sécher les fleurs puis de les mixer pour les conserver dans une boîte bien fermée. La rose, le lilas, le bleuet, la lavande, la mauve, la nigelle et la primevère sont les plus utilisés dans ce cas.

Author: admin
• Mardi, février 03rd, 2009

Sujet d’actualité de nos jours, la pollution, relançant continuellement la polémique dans les médias, rentrant dans les programmes scolaires avec sensibilisation à outrance, etc. devient la menace la plus redoutée de notre époque. En effet, elle provoquerait une détérioration de la couche d’ozone qui entraîne une surchauffe de la terre, provoque des perturbations climatiques de notre planète et en conséquence des effets néfastes à notre santé.

Cependant, l’homme a aussi un autre ennemi, la pollution intérieure dans sa propre maison ou dans son bureau, des locaux où il passe 80 % de son temps une pollution trop souvent oubliée ou même ignorée alors qu’elle est peut-être plus redoutable pour nous que la pollution extérieure.

Pollution intérieure

La pollution est un danger grave pour notre environnement et notre santé, que nous subissons tous les jours sans sortir de chez nous, dans notre maison et dans nos bureaux, où nous respirons un air pollué, nuisible à notre santé. Cette pollution intérieure provient de tous les produits chimiques renfermés dans les produits nettoyants ammoniaqués, les désodorisants et les différents solvants comme la colle de nos moquettes, les peintures de nos murs, etc. L’air que nous respirons est également pollué par les gaz toxiques et volatiles émis par nos différents appareils tels que les imprimantes, les ordinateurs, les gazinières, ou pollué par les fumées de cigarettes, par les produits générés par la détérioration des isolants anciens, …

Ces appareils et produits chimiques génèrent des composés organiques volatiles (COV) qui sont du formaldéhyde, du toluène, du monoxyde de carbone, de l’ammoniac ou du benzène. Ces COV remplissent l’air que nous respirons et rentrent directement dans nos poumons, provoquant toux, migraines, irritations, allergies et détériorent ainsi notre santé.

Des études ont montré que l’air intérieur de nos maisons est beaucoup plus pollué que l’air extérieur et en plus, il est plus nocif en ce sens que nous passons la majeure partie de notre temps dans les maisons et locaux plutôt qu’à l’extérieur. Cette pollution intérieure est d’autant plus grave que nous baignons pratiquement dedans sans nous en rendre compte et nous ne faisons rien pour l’éviter puisque nous n’en sommes pas conscients.

A partir du moment où nous serons conscients du danger réel de la pollution intérieure, il sera facile de lutter contre elle. Voici quelques habitudes simples à adopter dans notre vie : aérer régulièrement nos maisons et bureaux pour ne pas vivre dans un espace fermé et vérifier nos systèmes d’aération. Pour nos constructions, ne pas hésiter à exiger des vendeurs de nous fournir des matériaux écologiques. Tous les produits d’entretien et de nettoyage doivent aussi être des produits écologiques, respectant les normes pour mieux protéger l’environnement. Enfin, les plantes dépolluantes et à la fois décoratives sont à mettre dans tous nos locaux du fait qu’elles absorbent les COV et les gaz toxiques.

Les plantes dépolluantes

Les plantes dépolluantes purifient l’air que nous respirons par un échange gazeux : elles avalent les molécules toxiques et émettent de la vapeur d’eau humidifiante. Les molécules des composés organiques volatiles et celles des gaz toxiques sont absorbées grâce à des stomates à travers les feuilles, les tiges et le tronc de ces plantes, et arrivent dans les racines où des micro-organismes vivants les transforment en nutriment. En parallèle, les plantes transpirent et émettent par leurs tiges et leurs feuilles de la vapeur d’eau qui va humidifier l’air. De ce fait, ces plantes vont réduire les problèmes de gênes respiratoires, d’asthmes et d’irritation allergique de la peau. Ainsi, plus la plante a de larges feuilles, plus l’échange gazeux sera grand et elle sera beaucoup plus dépolluante. Les molécules toxiques avalées par les plantes dépolluantes sont spécifiques et il faut donc choisir les plantes en fonction des effets souhaités : humidification de l’air, enlèvement de l’odeur de tabac, absorption des molécules de formaldéhyde ou d’ammoniac, désodorisation de la peinture par absorption du trichloréthylène, …

Ainsi donc, nous citerons en exemple quelques plantes à installer suivant leur spécificité : la fougère humidifie l’air et absorbe le xylène et le formaldéhyde provenant des meubles, des colles, des peintures. Le dracaena ou dragonnier de Madagascar lutte contre la fumée de cigarette, le chauffe-eau, la peinture, l’encre, les parfums d’ambiance, les matériaux de construction non écologiques. Le cactus colonnaire absorbe les ondes émises par les écrans d’ordinateurs ou de télévision et les appareils électroménagers. Le palmier d’Arec lutte contre les produits désodorisants et la fumée de cigarette. Il est donc toujours intéressant de mettre le maximum de plantes dépolluantes dans notre environnement pour lutter efficacement contre la pollution intérieure.