Archive for ◊ janvier, 2009 ◊

Author: admin
• Mercredi, janvier 21st, 2009

Dans le milieu urbain où l’homme a su s’adapter depuis longtemps, il ne peut s’empêcher d’avoir un intérêt pour la nature. Tout le monde n’est pas fan de grands espaces verts ni de randonnées en pays tropicaux mais la plupart des demeures possèdent ne serait-ce qu’une petite fleur dans un vase. L’exemple le plus commun de la matérialisation de cet intérêt est le jardin. Grand ou petit, ce dernier peut être aménagé de différentes manières selon l’endroit et les goûts de son propriétaire. Le jardin japonais est un jardin de style exotique et peut être construit sur une surface plus ou moins grande en respectant les quelques recommandations ci-dessous.

L’intérêt d’un jardin japonais

Le jardin japonais est destiné à procurer une sensation agréable de calme et d’apaisement. Il convient parfaitement aux amoureux de la nature dans un certain style exotique. Les plantes et les fleurs du Japon sont aussi diversifiées que le climat et l’écosystème de l’archipel nippon. Le jardin japonais a l’avantage de pouvoir être adapté à toutes dimensions d’espace disponible. Quelques mètres carrés suffisent parfois pour rendre votre cour paisible et agréable à regarder. En outre, une fois réalisé, le jardin japonais ne demande pas beaucoup d’entretien. Mais sa réalisation nécessite de nombreuses règles qui seront précisées plus tard. Par ailleurs, il n’est pas indispensable d’aller sur l’archipel pour se procurer des plantes spécifiques. Effectivement, on peut utiliser les matériaux ainsi que les plantes disponibles sur place. Dans les temps anciens, le jardin représentait pour les japonais le rang de noblesse selon sa taille, son style et son aménagement. Celui-ci reflétait non seulement sa place dans la société mais aussi sa personnalité.

Les règles à suivre pour sa réalisation

La règle principale à ne pas oublier est de savoir que le jardin japonais doit refléter la nature. Le résultat ne doit laisser entrevoir aucune intervention de la main humaine. Qui dit naturel dit qu’il y a un équilibre établi, ainsi faut-il veiller à ne pas mélanger les ingrédients de jardins de types différents. Mélanger les différents types d’ingrédients réduirait à néant l’écosystème qui tendrait à se former dans le jardin. On sait que le Japon est très étendu en longueur, donc le climat est très diversifié selon les régions, de même que les composantes de chaque jardin. La plupart des jardins nécessitent de l’eau et des pierres qui, soulignons-le doivent être des pierres volcaniques comme le granite pour mieux refléter la nature. Mais, il existe plusieurs autres exemples thématiques de jardins japonais, entre autres on peut citer le jardin sec, le seul sans eau où cette dernière est remplacée par du sable, le jardin d’eau, le jardin d’ombre ou encore le jardin de thé. Enfin, comme les japonais étant superstitieux, certaines règles de dispositions particulières sont à suivre, notamment celle d’éviter d’établir des symétries, ainsi même le cœur du jardin ou son centre est décalé du centre symétrique. Il faut également éviter les nombres pairs pour les différents ingrédients.

Les différentes composantes d’un jardin japonais

L’une des composantes les plus répandues d’un jardin japonnais est l’eau, cette dernière peut y être vue sous toutes ses formes occupant un espace variable. Elle peut être sous forme de ruisseaux, de bassins ou encore de source. Un aménagement particulier permet même d’avoir une mini-cascade qui, par son bruit, non seulement rappellerait la nature, mais masquerait aussi les bruits dérangeants de la ville. Ayant plusieurs significations, les pierres constituent également des éléments importants du jardin japonais mais leur intérêt pratique réside dans le fait de permettre de sillonner le jardin de long en large sans marcher sur les plantes couvre-sols. Concernant les végétaux, il est conseillé d’éviter les arbres qui deviendront trop grands et dans l’idéal opter pour les cerisiers à pétales roses comme sur les cartes postales qui constituent également l’une des caractéristiques du Japon. Mais si on n’en trouve pas, on peut mettre des érables, des fougères et des iris. Enfin, l’éclairage et les éléments décoratifs tels que les haies de bambous et les pierres à eau amélioreront l’aspect final du jardin. En outre, l’éclairage devra donner l’illusion d’un grand espace.

Author: admin
• Jeudi, janvier 15th, 2009

La nature nous réserve bien des surprises car les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Prenons l’exemple du lombric ou du ver de terre. Qui ne serait pas dégoûté et effrayé par cet animal ? Nombreux parmi nous le considèrent comme nuisible et indésirable, mais ce texte vous démontrera le contraire et vous apprendra à apprécier ces petits animaux grâce à ce qu’ils peuvent nous apporter, surtout si vous êtes passionnés par l’art du jardinage et de la culture.

Observons le lombric de plus près

Bien que le lombric paraisse simple et dénué d’intérêt, ce n’est pas le cas car il y a beaucoup à dire sur cet oligochète. Si on le décrit scientifiquement, son nom est Lumbricus terrestris, de l’embranchement des Annélides, de la classe des Clitellates, de l’ordre des Oligochètes et de la famille des Lumbricidés. Son corps est composé d’anneaux, en avant le prostomium en pointe, puis le péristomium où se situe la bouche et la dernière partie, le pygidium où se situe l’anus. Le ver de terre n’a pas de poumons mais respire grâce à ses téguments et il est constamment humide grâce au mucus que secrète son épiderme. Son système digestif contient une flore bactérienne, et de sa digestion ressort le tortillon. Son déplacement est aussi complexe et se fait par les deux couches de muscles qu’il possède, la première couche longitudinale et l’autre circulaire. Il commence son mouvement par une contraction de ses muscles circulaires et une rétraction des soies qui permettra au segment antérieur d’avancer. Puis il contracte à leur tour les muscles longitudinaux et étend les soies pour tirer sur la partie arrière de son corps. Cet animal est hermaphrodite, autrement dit il possède à la fois des organes sexuels mâle et femelle, mais pour se reproduire il leur faut être deux, en tête bêche avec la sécrétion d’un mucus qui fera office de cocon qui les entoure. L’échange de sperme pourra alors se faire suivant une fécondation croisée, et le bébé lombric ressemblant déjà aux adultes pourra naître à partir des œufs abandonnés sur le sol et enveloppés dans des gaines constituées par les secrétions du clitellum en guise de protection et ce, jusqu’à leur éclosion. Une question qui nous tourmente aussi : les vers de terre se régénèrent-ils? La réponse est oui mais uniquement si la tête, le clitellum et au moins une dizaine de segments sont encore présents, dans le cas contraire c’est impossible.

Pourquoi donc devrait-on s’intéresser au lombric ?

Voici maintenant une facette de cet animal que beaucoup d’entre nous ignorent : le lombric est un ouvrier gratuit et dévoué au service du jardinier, et non seulement de ce dernier mais de nous tous qui jouissons de la nature. Il faut d’abord savoir que la terre contient une quantité considérable de lombrics, car 1 hectare de terre contient 1 à 2 millions de vers, l’équivalent d’environ une tonne. Et les vers forment les 80 % du poids total de tous les animaux de la terre, même en incluant les Hommes. Ce sont surtout son alimentation et son déplacement qui nous sont bénéfiques. Pour ce qui est de l’alimentation, c’est un animal saprophage c’est-à-dire qu’il se nourrit uniquement de végétaux qui sont morts ou en décomposition et épargne les végétaux sains. Les microbes contenus dans son tube digestif permettent d’obtenir les phytohormones qui aideront les plantes à mieux croître, et il rejette le tortillon qui est très utile à la neutralisation et à l’enrichissement du sol. Il est aussi un purificateur naturel du sol car il se nourrit de microorganismes pouvant être nuisibles aux plantes et les transportent loin de leur position initiale. Il est capable de déplacer un nombre considérable de microorganisme si on considère le fait qu’un ver déplace en un jour l’équivalent de sa masse. Son déplacement est aussi important car c’est un petit laboureur efficace. Il creuse des galeries dans le sol, jouant un rôle dans sa biologie. Il peut arriver jusqu’à 2 mètres de profondeur du sol pour en premier lieu l’aérer, le drainer, et enfin permettre un échange entre la surface et le sous-sol, facilitant ainsi la vie des plantes en donnant de la place à ses racines et en contribuant à un meilleur apport en eau. En conséquence, les oligoéléments d’en bas peuvent monter à la surface et les éléments à l’air libre gagnent aussi la profondeur. Voilà toute l’importance de cette petite bête.

Pour que vous puissiez vérifier par vous-même tout ce qui vient d’être exposé, voici une petite expérience à faire chez vous : mettez une couche de terreau, de sable et de terre dans un aquarium jusqu’à remplir sa moitié. Mettez des feuilles mortes et environ 10 vers. Après un mois, vous verrez les résultats et vous saurez mieux apprécier et considérer ces vers de terre.

Author: admin
• Mercredi, janvier 14th, 2009

Le jardinage nécessite un certain savoir-faire car les plantes, étant des êtres vivants à part entière, peuvent être exposées à de nombreux risques d’agressions qui pourraient leur nuire, dont les champignons, les bactéries et tant d’autres. Il existe divers moyens pour protéger les plantes et parmi eux, la bouillie bordelaise et ses propriétés, que nous allons détailler sur cette page.

Connaître la bouillie bordelaise et savoir l’utiliser

La bouillie bordelaise est un fongicide minéral traditionnel, différent des autres fongicides comme le manèbe ou le thirame qui eux sont des produits de synthèse. C’est un produit qui protège les plantes, notamment les arbres fruitiers mais aussi les plantes potagères et d’autres encore. Son nom vient du fait que ce sont les vignerons bordelais qui l’ont conçu, au départ pour se protéger des voleurs, puis ils ont découvert par hasard sa propriété anti-cryptogamique. Elle est constituée de 20 % de sulfate de cuivre auquel on rajoute de la chaux éteinte qui donne une couleur bleu turquoise. Sa forme initiale étant en poudre ou micro-granulés, elle est prête à être pulvérisée sur les plantes après avoir été diluée et associée au désinfectant.

Certes, on ne peut pas la pulvériser n’importe comment à n’importe quel moment car son utilisation requiert une technique. Voici de simples instructions pour bien l’utiliser. D’abord, il est à noter que l’on doit utiliser ce produit en dehors des jours de pluie ou de forte chaleur. Pour une bonne prévention, pulvérisez sur les arbres fruitiers comme le pommier, le pêcher ainsi que le prunier dès le mois de février, mais il est strictement interdit de le faire si les bourgeons ont déjà fleuris. Pour les autres plantes comme la pomme de terre, la tomate ou la vigne, le moment approprié se situe au mois de mai, et on doit alors le pratiquer tous les 15 jours. Puis en automne, on revient sur les arbres fruitiers, précisément après la chute des feuilles. En gros, on ne doit pas le pulvériser sur les arbres fruitiers s’ils ont déjà des fleurs et sur les parties comestibles des légumes. Notez qu’après pulvérisation, ce fongicide laisse une teinte bleutée sur les plantes.

Vertus et méfaits de la bouillie bordelaise

Mais à quoi donc cette bouillie tant utilisée par les jardiniers sert-elle vraiment ? Comme il a été dit précédemment, elle a une action fongicide et bactéricide. Au départ, son utilisation par les vignerons bordelais se limitait à la protection de la vigne contre le mildiou qui pouvait aussi se propager sur les autres cultures. Mais en vérité, le mildiou n’est qu’une maladie des végétaux parmi tant d’autres car on peut encore citer la tavelure, la gommose, l’entomosporiose, la criblure, le chancre bactérien, la tâche angulaire que la bouillie anéantit lorsqu’ils s’attaquent aux plantes. C’est surtout le cuivre qui est bénéfique aux plantes car il leur donne une plus grande résistance aux agressions comme le gel, la pourriture, etc. et surtout, il protège contre les bactéries en tuant ces dernières. Tout cela pour nous donner de meilleurs résultats au moment de la récolte.

Mais celui qui ne l’utilise pas à bon escient encaissera des pertes puisque ses effets nocifs sont nombreux et entraînent des conséquences désastreuses. La principale source de problèmes liés à ce produit est l’abus de son utilisation car le cuivre est une substance qui ne se dégrade pas, et à forte dose il s’accumule dans le sol, ce qui pourrait entraîner des brûlures sur certaines plantes et tuer les animaux et microorganismes du sol car les animaux ainsi que les poissons ne tolèrent pas cette matière. Il est donc impératif de limiter le taux de cuivre dans le sol à 6 kg par hectare par an. Le cuivre est déconseillé sur les plantes fragiles et sur les plantes aromatiques ayant comme précurseur la molécule soufrée. La conservation de la bouillie doit se faire dans un endroit isolé, hors de portée des enfants.

Conseils d’utilisation de la bouillie bordelaise

Pour conclure, voici quelques formules à adopter pour tirer le maximum d’avantages de l’utilisation de la fameuse bouillie bordelaise : la bonne composition, la dose appropriée, en aucun cas sans aucun excès, l’utilisation à la bonne période selon la plante concernée, la prise en compte des conditions climatiques, la prise de précautions pour les plantes fragiles et les plantes destinées à la consommation, et en dernier lieu mais non le moindre, protéger les enfants de tout accès à ce produit.

Author: admin
• Lundi, janvier 12th, 2009

L’orchidée est une plante qui séduit beaucoup de par ses fleurs aussi attrayantes les unes que les autres. C’est aussi une plante qui peut fleurir durant toute une année. L’orchidée regroupe plusieurs milliers de genres et d’espèces, à savoir plus de 750 genres composés par environ 25 000 espèces. Néanmoins, on peut classifier l’orchidée selon quatre critères : les orchidées terrestres, les orchidées épiphytes poussant dans les arbres, les orchidées lithophytes poussant sur les roches et les orchidées hybrides qui sont incontournables dans le monde de la plante. La nature offre elle-même les conditions dont les orchidées ont besoin pour bien pousser et bien fleurir. Mais de nos jours, la culture en appartement est devenue un mode de vie de plus en plus connu des orchidées. Pour ce faire, les cultivateurs doivent reproduire au mieux les conditions favorables pour permettre à l’orchidée de s’épanouir dans le milieu domestique. Plusieurs espèces comme les Cattleya sont cultivables dans un appartement, mais la Phalaenopsis ou l’orchidée papillon demeure l’espèce la plus recherchée.

Pourquoi la Phalaenopsis ?

Parmi les milliers d’espèces existantes, la Phalaenopsis ou l’orchidée papillon, facile à entretenir et plus résistante, est la plus appréciée par les personnes voulant cultiver des orchidées dans un appartement. Les autres espèces demandent beaucoup plus d’attention et sont plus strictes sur les critères qui leur sont favorables pour une bonne croissance, voire même pour survivre.

Les milieux nutritifs favorisant la culture de l’orchidée dans un appartement

D’abord, l’orchidée a besoin d’une terre spéciale qu’on peut trouver chez le fleuriste. Ce substrat assez particulier favorise la culture de l’orchidée et rend possible sa germination. Toute plante a essentiellement besoin de lumière et d’eau pour vivre, il n’en est pas moins pour l’orchidée. En ces deux grands éléments réside l’entretien de cette plante. Mais, il y a aussi quelques entretiens supplémentaires pour permettre un épanouissement total de la plante, à savoir le rempotage, l’emploi périodique d’engrais, …

Où placer votre plante ?

L’orchidée est une plante qui risque de souffrir si elle reçoit trop de lumière directe ou si elle est exposée à des températures élevées. La température idéale pour la culture d’une orchidée se situe entre 18°C et 20°C et l’emplacement convenable pour l’orchidée est ainsi derrière une fenêtre, de telle sorte que l’ensoleillement direct ne l’atteigne pas. Il est aussi préférable que la plante ne soit pas exposée à la lumière directe du soleil surtout entre le mois de mars et le mois de septembre. Ainsi, durant cette période, on doit la protéger à l’aide de stores ou tout simplement de rideaux.

Quand et comment arroser votre orchidée ?

Une règle absolument à respecter : l’eau qu’on doit employer pour arroser l’orchidée ne doit pas contenir de calcaire. Donc, l’eau du robinet n’est pas très conseillée, mais à la limite, elle peut être utilisée en dernier recours, tout en sachant qu’il est nécessaire de laisser reposer l’eau durant plusieurs heures pour éliminer la présence de chlore. Cependant, il est préférable d’arroser l’orchidée avec de l’eau de pluie ou de l’eau de source. Les pots utilisés doivent aussi disposer de trous à la base pour laisser échapper l’eau. Il est important de savoir que les racines de la plante risquent de pourrir si celle-ci est trop arrosée. Une solution est proposée pour un arrosage adapté : baigner 75 % du pot dans une bassine d’eau durant un quart d’heure environ, puis laisser le pot évacuer le surplus d’eau. C’est le meilleur moyen pour éviter que la plante ne soit pas trop arrosée. Sinon, il faut arroser l’orchidée deux à trois fois par semaine durant l’été, et une seule fois par semaine durant l’hiver.

Un rempotage est-il nécessaire ?

Vu que l’orchidée est une plante qui n’arrête pas d’augmenter en taille, le pot d’origine ne conviendra plus à celle-ci au bout de quelques années. Il est à noter qu’une orchidée peut atteindre une vingtaine d’années. Alors, pour les orchidées âgées de 4 à 5 ans, un rempotage annuel est conseillé tandis que pour les plus âgées, un rempotage tous les 3 ans leur convient parfaitement. Durant le rempotage, il faut bien veiller à ce que les racines ne souffrent pas du transfert et veiller aussi à mettre un nouveau substrat. Enfin, il est aussi conseillé de mettre de l’engrais spécial pour orchidée tous les 15 jours environ, pour un bon épanouissement de l’orchidée.

Author: admin
• Lundi, janvier 12th, 2009

Avoir une belle plante d’appartement d’aspect exotique fait non seulement le plaisir des yeux mais aussi la fierté de la maîtresse de maison, encore faut-il savoir s’en occuper ! Les plantes succulentes, appelées aussi plantes grasses, qui renferment beaucoup de suc en sont une. C’est une variété de plantes exotiques, visibles surtout en Afrique, à Madagascar, en Inde et aux Amériques et appréciées pour leurs formes bizarres et leurs floraisons à des périodes inattendues et qui se prêtent volontiers à la culture en pot. Elles supportent aussi bien la sécheresse que la chaleur et une forte concentration en sel du sol. On parle alors de plantes halophytes dont l’entretien diffère de celui des plantes xérophytes. Leur intérêt réside dans le fait qu’elles ont une très grande facilité d’adaptation au climat sec et rude de la côte d’Azur et aux côtes de l’Atlantique.

Comment cultiver une plante succulente ?

La plante succulente se cultive au printemps après la période de dégel. Elle peut se faire en pot car sa racine est peu encombrante et on peut aussi en faire un bonsaï, en particulier dans le cas des Crassulacées et des Euphorbiacées. Pour ce faire, le sol doit être filtrant, de pH neutre à acide et sa composition dans le pot devra être la suivante : 1/3 de terreau de commerce, 1/3 de terre de jardin, 1/3 de sable non calcaire d’un diamètre de 2 à 5 mm et un peu d’engrais de fond. Seuls les agaves, les aloès et les doryanthes nécessitent un sol riche et un sol acide pour la joubarbe ou sempervivum et le fond du pot doit être percé. Des cailloux y seront entreposés pour que l’eau d’arrosage puisse s’écouler aisément. L’arrosage doit être abondant, mais 2 à 3 semaines d’attente sont nécessaires après le premier arrosage pour que les racines ne pourrissent pas. En été, il faut particulièrement réduire cet arrosage car c’est la période pendant laquelle les plantes succulentes sont en dormance. En somme, ce qu’il faut surtout retenir, ce sont les trois principes simples et peu contraignants suivants : un sol filtrant de pH neutre à acide, en général très peu d’engrais de formule N/P/K/Mg avec un rapport 3/1/3/1 et un arrosage abondant mais espacé.

Où placer la plante succulente dans l’appartement ?

Les plantes succulentes sont à exposer au soleil car elles sont frileuses. La plupart d’entre elles gèlent sauf celle qu’on appelle les Anomies arboreum var atropurpureum. Il vous faudra donc bien choisir son emplacement car la plante d’appartement doit être protégée du vent et du gel. Le lieu sera bien sec et il vous faudra changer de place votre pot de fleurs et au besoin, mettre un voile d’hivernage. Les ennemis principaux de cette plante sont le froid et l’humidité. Elle est aussi sensible aux coups de chaleur. Alors, prenez garde à faire attention quand vous la déplacez. Veillez à ce qu’elle ne subisse pas un brusque changement de température. Votre plante saura vous exprimer si elle n’est pas à la bonne place ou si elle n’a pas assez d’eau. Son port se flétrira et ses feuilles seront ridées. Il existe 12 000 espèces de plantes succulentes regroupées dans 30 familles dont les Cactacées, les Euphorbiacées, les Agavacées ou les Aloacées… Leurs morphologies sont particulières, elles sont pourvues de feuilles épaissies par les sucs gras, poilues ou en aiguillon, des tiges arrondies ou en boule pour éviter les pertes d’eau par transpiration. Les plantes succulentes peuvent supporter de longues périodes de sécheresse. Leur floraison et leur fructification diffèrent selon les espèces aussi bien pour les saisons que pour les couleurs. Pour certaines, elles se font au printemps avec des fleurs de couleur jaune orange, mauve, rouge ou violette, tandis que pour l’Aloès, la floraison en rouge orangé a lieu en hiver. Pour la yucca, c’est en fin d’été, avec des fleurs blanches… On peut avoir des formes dites monstrueuses. Ces dernières s’expliquent par des mutations, soit en fasciation avec transformation de la tige en faisceau, soit en cri station. Dans ce cas, le sommet de la tige prend la forme d’une crête qui donne à la plante une allure bizarre la rendant encore plus précieuse car unique. Rassurez-vous, cet aspect ne présente aucun danger, ni pour les yeux, ni pour les mains.

Comment entretenir les plantes succulentes ?

L’aridité du milieu où les plantes succulentes poussent les préserve des prédateurs herbivores. Leur croissance est souvent très lente et elles peuvent donner des bonsaïs où l’entretien et la taille sont réduits. Il n’y en a pratiquement pas sauf en cas d’envahissement de la plante ou si vous la voulez plus touffue. Dans ce cas, ce serait mieux de l’entreprendre en dehors de la période de l’hiver pour éviter le gel. Il faut juste nettoyer et enlever les feuilles fanées mais veillez toutefois à ne pas enlever trop de feuilles vertes pour lui donner la force de faire face au gel en hiver. Les blessures des coupes peuvent faire apparaître des champignons ou des bactéries. Pour éviter que cela n’arrive, utilisez en préventif des produits chimiques et/ou des fongicides en en respectant les conseils d’utilisation. Dans tous les cas, demandez l’avis d’un revendeur spécialisé. Avoir une plante succulente en appartement pour se faire plaisir et émerveiller vos visiteurs est à votre portée si vous le voulez vraiment, car ce n’est ni contraignant, ni difficile d’entretien. Vous n’avez juste qu’à respecter les exigences de cette plante superbe venue de loin et qui poussera bien en l’absence du gel et de l’humidité.