Archive for the Category ◊ Jardin d'intérieur ◊

Author: admin
• Mercredi, mars 04th, 2009

L’hydroponie est par définition la culture de plante effectuée sur substrat neutre, sans le support d’un sol. Pour plus d’efficacité, ce substrat est périodiquement irrigué avec un courant de solution destiné à apporter à la plante des sels minéraux et des nutriments essentiels à sa croissance. A titre d’information, sachez qu’on entend par substrat une substance inerte chimiquement dont la fonction est de remplacer la terre et qui sert en tant que support de culture pour les plantes. Les avantages de l’hydroponie sont multiples : faible consommation d’eau, excellente maîtrise de la précocité, croissance contrôlée et plus rapide ainsi que faible attaque de nuisibles du sol. En outre, l’hydroponie permet d’aboutir à une automatisation de la culture : contrôle du PH, de la température, de la ventilation, de l’éclairage, …

Où utilise t’on l’hydroponie ?

L’hydroponie est surtout utilisée dans l’horticulture mais également lors de la culture forcée de nombreux légumes sous serre. Nous savons tous que les végétaux ont besoin de lumière pour croître de façon optimale. Il importe peu que cette lumière soit naturelle ou artificielle. Il faut aussi une température à la fois stable et tempérée ainsi qu’une bonne oxygénation des racines. Enfin comme tout être vivant, les végétaux doivent être nourris et cette nourriture est composée d’eau (le plus essentiel), de sels minéraux sans oublier les oligo-éléments. Les plantes assimilent ensuite leur nourriture par le biais de leurs racines. A l’état naturel, le sol constitue le réservoir de sels nutritifs mais force est d’admettre qu’il est extrêmement rare de trouver un sol possédant les éléments nécessaires à la culture dans des proportions optimales.

Culture hors-sol, hydroponie, aéroponie et ultraponie

Contrairement à cela, les cultures hors-sol se déroulent sans terre et sont de ce fait dispensées des contraintes inhérentes aux cultures terriennes traditionnelles. L’explosion démographique mondiale pose aussi le problème des ressources en nourriture. Cette augmentation du nombre global de la population terrestre nécessite que soit augmentée proportionnellement la production de nourriture pour arriver à subvenir aux besoins de tous. Les problèmes environnementaux combinés à l’état de pollution des sols ne permettent plus de planifier une augmentation à long terme de la production agricole. De plus, le problème de l’économie de l’eau se fait de plus en plus pressant au fil des années. La culture hors-sol représente donc une alternative face aux difficultés en eau tout en apportant une solution à la pollution qui sévit dans le monde. Les chercheurs sont déjà à l’œuvre et ont recours à cette technologie pour réaliser différentes recherches sur les végétaux. A côté de l’hydroponie se trouvent les deux dernières techniques les plus récentes dans ce domaine : l’aéroponie et l’ultraponie. L’aéroponie est une des plus sophistiquées en matière de culture hors-sol. Ici les racines des plantes ne sont en contact avec aucun milieu, que ce soit liquide ou solide. Leur alimentation est fournie par l’intermédiaire d’un brouillard nutritif qui est obtenu par brumisation de la solution nutritive, à l’intérieur d’un milieu fermé. Un parfait équilibre en découle entre circulation de la solution nutritive et oxygène ce qui a pour effet d’optimiser la croissance des plantes. Ce procédé procure un excellent rendement parce que les plantes créent une masse de racines plus importante. Enfin, l’ultraponie également appelé « airoponie » est un nouveau système aéroponique plus amélioré. La brumisation est produite dans ce système par un brumisateur à ultrasons qui est un appareil doté de membranes en céramique vibrant à une certaine fréquence. Une fois que l’eau passe dessus, elle est transformée en brouillard composé de gouttelettes d’une extrême finesse (inférieure à 5 microns). L’ultraponie s’avère être très efficace dans les recherches spatiales, notamment pour l’enracinement du chrysanthème. Mais il peut être utilisé pour faire des boutures de haricots, pour produire des laitues,… En outre, il peut servir au conditionnement des fruits et légumes durant tout leur parcours jusqu’à l’achalandage.

Aquiculture, un autre système de culture

Un autre système de culture mérite qu’on s’y attarde. Il s’agit de l’aquiculture qui a pour particularité de ne pas recourir aux substrats, mais se pratique en eau profonde et du point de vue historique, c’est la plus ancienne méthode utilisant les solutions nutritives. Elle a été mise au point par Knop et Sachs vers 1860. Les racines sont, dans ce procédé, plongées dans un milieu liquide, plus précisément des solutions nutritives renfermées dans un bac de culture. L’oxygène est périodiquement enrichi pour éviter que les plantes ne s’asphyxient. Côté rendement, l’aquiculture permet d’obtenir une quantité de production très importante de fruits et légumes. Etant donné que les racines sont directement plongées dans la solution, la nourriture extraite est bien plus conséquente, ce qui a pour effet de produire des fruits particulièrement énormes.

Author: admin
• Mardi, mars 03rd, 2009

Les jardins d’intérieur deviennent plus courants de nos jours. A défaut d’avoir un jardin à ciel ouvert, on peut toujours cultiver son jardin dans un espace clos. Quel plaisir de découvrir un jardin sous la véranda, ou même dans le hall de l’entrée ! La réussite d’un jardin d’intérieur dépend surtout des soins et des efforts qu’on fournit, et plusieurs paramètres devraient être pris en compte, car depuis la germination jusqu’à la fructification ou la floraison, il est indispensable de s’armer de patience et de techniques. Il est absolument nécessaire de bien veiller à choisir les plantes qui pourraient être plantées à l’intérieur, pour ne pas avoir la mauvaise surprise de cultiver celles qui ne supportent pas d’être enfermées.

Faire un jardin d’intérieur, comment s’y prendre ?

Avant de commencer à semer les graines dans la pépinière, il est obligatoire de les habituer à leur nouvel espace et pour ce faire, de les faire séjourner quelques jours dans le bac à légumes du réfrigérateur. Cela leur permet de mieux s’imprégner de leur futur lieu de vie. Ces graines devraient être bien choisies et être de très bonne qualité. En principe, il est nécessaire de disposer d’au moins de deux espaces bien distincts pour la pépinière et la floraison. La pépinière nécessite un peu moins de place que l’aire de floraison. La luminosité a un rôle très important aussi bien au début que pendant toute la vie des plantes. Les plantes ont besoin d’une lumière, mais ce besoin diffère selon leurs origines. La lumière parasite, en journée ou pendant la nuit, est à éviter dans la mesure du possible pour mieux protéger les plantes. L’effet des rayons solaires a un impact négatif sur les plantes surtout si elles les subissent directement, et par conséquent, l’ouverture de la pièce où est installé le jardin serait mieux si elle se situe au nord. Il est préconisé d’utiliser de la bâche noire, ou un autre objet opaque afin qu’aucune lumière ne s’infiltre inopinément. L’utilisation des couvertures de survie comme protection des plantes n’est pas du tout recommandée étant donné que le bruit qu’elles produisent quand elles sont agitées n’est guère plaisant.

De quoi ont besoin les plantes et fleurs du jardin d’intérieur ?

Sinon, il faudrait utiliser des lampes horticoles destinées aux jardins d’intérieur. Ce genre d’éclairage permet une floraison plus éclatante en favorisant la photosynthèse. La puissance idéale serait de 250 à 400 watts, pour la pépinière, et jusqu’à 600 watts pour la floraison. Ces lumières devraient couvrir des surfaces entre 0.5 et 1.5 m². Un espace frais produit mieux et la température devrait être comprise entre 25° à 30°C pour optimiser les résultats. La chaleur et l’humidité contribuent également à mettre en valeur un jardin d’intérieur. Une dose adéquate de ces éléments permet à la serre et aux plantes de recycler régulièrement leurs besoins en oxygène et en même temps de faire circuler l’air. Par ailleurs, l’utilisation de laine de roche, des billes d’argile, de mélange de perlite et de vermiculite est plus recommandée que la terre pour maximiser la productivité d’un jardin d’intérieur. Ces supports de culture ont un meilleur effet pour la réussite d’une serre horticole en espace clos. Des engrais et d’autres mélanges adaptés se trouvent en magasin spécialisé pour permettre une meilleure production. Les produits utilisés pour la pépinière diffèrent de ceux qu’on utilise pour la floraison, et les soins apportés aux boutures ne sont pas les mêmes que ceux qu’on attribue à la pousse. Des conseillers sont à votre service pour vous aider à effectuer un bon dosage des engrais et de terre afin d’optimiser le rendement de votre jardin d’intérieur. Il faudrait à tout prix éviter l’abus de fertilisation afin que les plantes arrivent à vivre dans de bonnes conditions. C’est pareil pour l’arrosage qui ne doit pas être négligé  d’ailleurs, un arrosage automatique serait plus adapté à ce mode de culture. Plusieurs systèmes sont à votre disposition mais le système hydroponique est plus facile à utiliser et produit plus. L’air, la chaleur, l’humidité, les engrais, l’eau sont des facteurs incontournables pour la nutrition des plantes. Les paramètres importants de la réussite d’un jardin d’intérieur résident dans l’installation étudiée, et les soins qu’on fournit avec de bons accessoires. Et n’oubliez surtout pas de toujours veiller à ce que l’espace dédié à la pépinière et à la floraison soient bien séparés. Si ces facteurs sont réunis, rien n’empêche plus que votre jardin d’intérieur ne devienne un vrai paradis pour les yeux.