Archive for the Category ◊ Graines et semis ◊

Author: admin
• Jeudi, mars 12th, 2009

Avec le retour du printemps, c’est également le meilleur moment pour s’occuper de son jardin ou de son potager. Sans avoir systématiquement recours à un professionnel, retenez que vous pouvez faire vos propres semis et profiter au mieux de vos fleurs ou de vos légumes. Suivez ce petit guide pour savoir quand et comment s’y prendre.

Semis : comment s’y prendre ?

Retenez en premier lieu que vous pouvez autant semer des légumes que des fleurs et même des arbustes en plus des massifs de fleurs, mais pour commencer, choisissez vos semis. Faites-le en considérant l’espace disponible et surtout en fonction de vos aspirations personnelles. Ensuite, pour les semis, sachez que vous aurez le choix entre faire vous-même vos graines de semis et en acheter auprès des boutiques spécialisées. Dans le premier cas de figure, veillez à récolter uniquement des graines mûres et saines pour éviter toutes maladies. D’après les professionnels, la meilleure période de récolte serait située pendant les mois d’août et de septembre. Une fois récoltées, les graines devront être triées, séchées et conditionnées afin d’être conservées dans un endroit sec jusqu’au moment de la semence. Lorsque les conditions de conservation sont bonnes, les graines peuvent être gardées plusieurs mois voire toute une année. La meilleure période pour réaliser les semis et pour réussir vos semis, c’est de respecter au mieux, en fonction du climat de votre région, le calendrier du jardinier. Ainsi, il s’agira surtout d’éviter de semer trop tôt ou trop tard. Retenez donc que, généralement, les fleurs et les légumes du potager doivent être semés au début du mois de mars jusqu’à la fin avril tandis que pour les annuelles, les semis doivent être effectués au début de février et pour les plantes à germination lente comme les bégonias, il est préférable de les semer dès le début du mois de janvier. Toutefois, selon les espèces, les périodes de semis peuvent légèrement être différentes de ce qui vient d’être énoncé. En exemple, sachez que pour la betterave, il convient mieux de semer pendant les mois d’avril et de mai, pour pouvoir récolter dès le mois de juin alors que le radis peut être semé toute l’année.

Semis et calendrier du jardinier

Par ailleurs, il est conseillé de dresser son propre calendrier et d’y marquer les périodes de semence des différentes espèces en fonction des spécifictés climatiques de la région. Vous pourrez ainsi adapter les périodes de semence et obtenir de meilleurs résultats. Sachez que vous pouvez également effectuer des semis en intérieur toute l’année. Il s’agit, dans ce cas, de recréer les conditions naturelles grâce, par exemple, à un système d’éclairage permanent avec des lampes incandescentes ou fluorescentes. Ainsi, même en hiver, vous pourrez gagner quelques semaines sur la saison normale de jardinage. Par ce système, les fleurs et les fruits seront d’autant plus disponibles avant l’heure !

Comment réaliser ces semis ?

Selon le type de semis, il existe plusieurs méthodes de semence. Ainsi, vous aurez le choix entre semer en place c’est-à-dire semer directement sur le parterre de culture final, comme c’est le cas des carottes ou des haricots verts en pleine terre sous châssis, comme pour le concombre ou en serre pour les plus délicats, avec un repiquage obligatoire par la suite. Après avoir choisi la semence et avant l’action de semer proprement dite, préparez le terreau à semis. Vous aurez le choix entre de la terre de jardin stérilisé et les terreaux complets en vente dans le commerce. Choisissez le plus léger et équilibré en terme d’éléments nutritifs et de Ph. Si vous voulez faire votre propre terreau, sachez qu’il doit être composé à parts égales de terre du jardin, de compost, de tourbe et de sable. Placez ensuite le terreau dans un contenant dans le cas d’un semis en intérieur ou en pépinière, ou étalez-le sur toute la surface de culture. Enfoncez à présent les graines de semences à bonne distance les unes des autres et recouvrez de terreau avant d’arroser légèrement. Il n’est pas utile d’arroser à grande eau, mais il convient de maintenir un niveau minimum d’humidité. Arrosez régulièrement tout en laissant sécher la surface du terreau entre deux arrosages. Une fois les plants apparus, pour avoir une croissance optimale, vous devez contrôler régulièrement le niveau d’humidité, la température ambiante ainsi que le niveau d’exposition à la lumière. Dans le cas où une transplantation serait nécessaire, veillez à attendre que le plant soit assez solide et opérez délicatement en prenant bien soin de prendre toute la terre qui entoure les racines. Enfin, retenez que pour la survie de la plante, la transplantation ne doit être effectuée dans une période d’acclimatation d’une dizaine de jours. En tout cas, pour de meilleurs conseils, vous pourrez, évidemment, demander conseil auprès des professionnels.

Author: admin
• Lundi, mars 02nd, 2009

Bouturage et boutures

Plusieurs manières de multiplier les plantes peuvent être exploitées sans qu’on soit des experts en jardinage. Le bouturage, le moyen le plus simple et le plus pratique, est une méthode de reproduction végétative asexuée. En d’autres termes, la reproduction ne nécessite aucunement l’intervention d’un gamète mâle ni femelle, elle s’effectue seulement par le clonage d’un organe fragmenté de la plante. Le clonage consiste en la dédifférenciation des cellules du méristème pour donner, par la suite, naissance à d’autres nouvelles plantes. Deux sortes de bouturages existent : le bouturage artificiel et le bouturage naturel.

Bouturage artificiel et le bouturage naturel

Le bouturage artificiel nécessite l’intervention de l’homme tandis que celui qui est naturel, se fait par multiplication naturelle, sans l’intervention d’un individu extérieur. Il s’effectue dans les pépinières pour les professionnels, et dans les jardins pour les amateurs. L’organe de la plante, utilisé dans ce système de multiplication, est appelé bouture. Faire des boutures consiste à prendre une partie de la plante mère, pour en obtenir des fragments capables de se développer. Faire du bouturage correspond à planter les boutures à partir desquelles on aura d’autres nouvelles plantes.

Plusieurs sortes de boutures

Diverses sortes de boutures existent selon les différentes espèces, mais pour être efficace, elles doivent présenter les caractères communs suivants : sans blessure (à couper délicatement et soigneusement avec un sécateur aigu et bien propre), sans maladie, sans insecte, généralement dans un état sain. Ainsi, avant de procéder au bouturage proprement dit, il est indispensable de bien choisir l’espèce et le moment propice à son enracinement. Il est à remarquer que le moment de procéder au bouturage, ou pour sélectionner la bouture, n’est pas identique pour toutes les plantes, il dépend de son utilisation, du type à utiliser et de l’espèce choisie. La façon de procéder diffère selon les espèces et le type de bouture utilisé. Dans le cas d’une espèce spécifique, il est préférable de consulter la rubrique correspondante, ou de consulter un spécialiste pour demander conseil. Les différents types de boutures existants sont la bouture molle, les rameaux ligneux, la bouture de feuille, la bouture à l’étouffée, la bouture aoûtée, la bouture semi-aoûtée, la bouture sur bois tendre et la bouture herbacée.

Descriptions des différents types de boutures

La bouture en tige est un fragment d’une plante en pleine croissance, coupé sous l’œil avec un bon sécateur. La bouture molle, quant à elle, est un jeune rameau à repiquer au commencement de l’été ou durant le printemps (géranium et hortensia). Les rameaux ligneux présentent trois nœuds au minimum, et mesurent environ 10 à 15 cm de long. Le feuillu ou la bouture de feuille est une feuille dont la base est en train de s’aoûter. Lors de la sélection des feuillus, prendre les feuilles qui se trouvent à partir de la sixième feuille, en comptant de la racine vers le bourgeon terminal. Le feuillu s’enracine facilement au début du mois de juin. Les espèces faciles à manipuler pour ce genre de bouturage sont l’azalée, l’orme, l’érable, le bégonia et le coléus. Pour ce faire, coupez longitudinalement les nervures principales avant de l’implanter sur le substrat et si besoin, les passer dans une hormone de bouturage. Le feuillu ne nécessite pas la présence d’eau abondante, cette dernière ne peut que le nuire en le pourrissant. La bouture à l’étouffée nécessite l’utilisation d’une cloche de verre pour protéger la bouture, ou à défaut, l’usage d’un sac en plastique hyalin. Elle exige un taux d’humidité très élevé, pouvant aller jusqu’à 100 %. Son aération lui est vitale pour la préserver du pourrissement, un intervalle de deux à trois jours est suffisant. La bouture aoûtée correspond aux rameaux dormants, un bois dur se pliant sans difficulté. Elle se pratique au commencement du printemps, en hiver ou à la fin de l’automne. La bouture semi-aoûtée est un fragment d’une plante en pleine croissance, dont la pointe est tendre contrairement à la base qui est dure. Elle se repique à partir de la moitié du mois de juillet jusqu’à la moitié du mois de septembre. La bouture sur bois tendre concerne les pousses de l’année, elle doit être fraîche, sans se casser entre le pouce et l’index pour s’enraciner en peu de temps, on les plante de mai en juillet. La bouture herbacée est faite avec une plante non ligneuse, et se cultive à la fin de l’été.

Réussir son premier bouturage

Pour réussir son premier bouturage, choisir les espèces s’enracinant naturellement comme les conifères (à la fin de l’automne et en hiver), l’hysope, les arbres fruitiers (la vigne, le groseillier et le figuier), les cactacées pour les feuillus, l’olivier et le saule. Pour le cas d’un bouturage d’une tige, arroser abondamment la plante mère la veille pour que la bouture soit bien nourrie de sève. Tôt le matin, choisir la bouture, la couper à l’aide d’un sécateur bien nettoyé sous le dernier nœud du bas. Oter toutes les feuilles en laissant juste 2 ou 3 se trouvant sur le sommet. Préparer le substrat (récipient contenant de l’eau, terreau ou terre), y planter la face coupée, et placer le tout dans un endroit lumineux, à température ambiante de 15°C, bien protégé du vent, de l’humidité et de la chaleur. Normalement, les nouvelles pousses ressurgissent après 3 à 4 semaines. Dans le cas contraire, utiliser une hormone de bouturage (l’auxine par exemple) pour inciter l’enracinement. Voici quelques conseils utiles pour obtenir un bon résultat. Les feuilles de la bouture ne doivent pas être en contact direct avec le sol, la repiquer tout de suite à l’endroit principal pour éviter de l’altérer en la manipulant trop souvent. La bouture doit être plantée dans un trou, bien à la verticale, puis bien remettre la terre après pour qu’il n’y ait aucune poche d’air à l’intérieur, enfin arroser la terre qui la recouvre délicatement. Si la bouture est mise dans un petit pot, il est possible de changer de support au moment où elle commence à prendre racine. Il est important de repiquer la bouture le plus tôt possible après l’avoir coupée. Au cas où le repiquage ne peut pas se faire très rapidement, il est toujours possible de la garder pour un bon moment dans le réfrigérateur, et recouvrir le tout d’un plastique pour qu’elle garde une bonne humidité.

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• Lundi, février 09th, 2009

La pollution et les produits chimiques engendrent divers problèmes de santé avec leurs effets toxiques sur l’organisme et c’est la raison pour laquelle la question « pourquoi choisir le bio ? » ne doit même plus se poser. Non seulement les eaux mais aussi le sol sont contaminés par les produits chimiques. L’utilisation d’un pesticide aggrave encore plus la situation car des résidus de ces pesticides sont recensés sur les racines comestibles, si bien que les racines et les légumes qui sont censés fournir les éléments vitaux à l’organisme deviennent nuisibles à la santé. La pollution touche tous les êtres vivants, animaux et végétaux. Le chlordécone qui est employé dans les bananeraies a même été retrouvé dans les poissons et les langoustes. Ce sont autant de raisons pour lesquelles il faut cultiver un potager biologique, toutefois, ce type de culture nécessite quelques connaissances de base à appliquer pour avoir de bonnes récoltes.

Les diverses astuces

La culture biologique est celle même qui a été utilisée par nos ancêtres dans les temps anciens. Pour avoir des produits frais qui ne sont pas dangereux pour la santé, il est conseillé d’adapter son potager à cette culture. Nul besoin d’être un ingénieur agronome ou un technicien supérieur pour y arriver, il suffit d’avoir la main verte, de bons réflexes et de bonnes astuces. En premier lieu, choisir un endroit bien ensoleillé pour favoriser la photosynthèse. Le sol doit également être plat pour éviter l’érosion et assez proche de la maison pour faciliter son entretien. Les débutants doivent commencer par des légumes et des fruits nécessitant un entretien facile comme la salade, la tomate, le navet, le radis ou les pommes-figues.

Avoir les bonnes habitudes suivantes est indispensable en plus d’une surveillance particulièrement attentive et minutieuse. Pour éloigner les divers insectes nuisibles aux plantes, il faut nettoyer le sol, au moins une fois par semaine. Ce nettoyage consiste au ramassage de tout ce qui est débris sur le sol pour éviter la prolifération des champignons et des insectes. En outre, la plante elle-même, surtout les parties les plus sensibles comme les bourgeons et les feuilles, doivent être vérifiées et lavées avec de l’eau claire. Si l’eau ne suffit pas, on peut user d’une éponge douce. Avoir la manie de soulever les feuilles de temps à autre est également nécessaire. Les musaraignes, les hérissons et les mésanges ont une fâcheuse tendance à détruire les plantes ou à manger les fruits et c’est la raison pour laquelle un nichoir doit être installé dans le potager.

La préparation du sol

Après avoir sélectionné le bon terrain et le type de légume à planter, la préparation du sol est de rigueur pour avoir de bonnes récoltes. En effet, l’activité naturelle biologique du sol a besoin d’être stimulée pour qu’il soit fertile. La meilleure façon de commencer la préparation du sol consiste à procéder à son analyse pour connaître ses carences et l’apport nécessaire dont il a besoin. Pour ce faire, un échantillon du sol doit être envoyé au laboratoire le plus proche pour en connaître les caractéristiques. En attendant le résultat, on peut déjà se débarrasser des racines, des herbes et des cailloux. Le terrain propre et net sera à crocheter puis à ratisser. Une fois que le résultat des analyses effectuées vous parviendra, vous pouvez demander conseil à un spécialiste pour améliorer la qualité du sol. Il est nécessaire de savoir que la microfaune, les vers de terre, les champignons, les algues et les bactéries figurent parmi les constituants du sol.

La préparation du sol proprement dit correspond à sa fertilisation qui le nourrit, le restructure et le protège. Eviter les engrais chimiques est la première chose à faire car la meilleure option consiste à exploiter les engrais naturels comme les engrais verts, les engrais purins d’ortie, les engrais organiques et surtout le compost, de préférence mûr. En entrant clairement dans les détails, le seigle, la vesce et la moutarde forment les engrais verts. Les engrais organiques préfabriqués peuvent être acquis chez les commerçants spécialisés. Ils sont composés de tourteaux de ricin, de poudre de corne d’os, de fumier desséché ou de compost dont le plus efficace est celui qui a eu une durée de fermentation de 6 à 12 mois. Ce compost mûr est facilement reconnaissable à son odeur d’humus, à sa structure grumeleuse et à sa couleur sombre. Outre les engrais, les compléments minéraux qui sont vitaux pour les végétaux sur le terrain tels que les phosphates naturels, les centres, la poudre de roche et les algues doivent être assurés.

Le compost s’achète comme il se fabrique. Il consiste en un recyclage de tout ce qui est déchet non chimique tel que le broyat de branchages, les feuilles mortes, la paille, les tontes de gazon, les mauvaises herbes, les résidus de récolte et les résidus organiques de cuisine. Le procédé de fabrication consiste au mélange de tous les déchets humides qui contiennent beaucoup d’azote et de tous les déchets secs qui constituent le carbone, soit dans un silo, soit en un tas. Ce mélange doit être imprégné d’eau sans pour autant être noyé. Veillez à le retourner de temps en temps pour l’aérer.

Les pesticides biologiques

On a plusieurs options de pesticides biologiques qui sont disponibles sur le marché. Au moment de la plantation, dispersez entre les légumes, les fruits et les racines, des herbes aromatiques qui ont des vertus naturelles contre l’invasion des insectes grâce à leur odeur. Plantez également des arbustes, des haies, des plantes à nectar et des plantes à pollen. Une coccinelle consomme une centaine de pucerons en une journée, aussi les intégrer dans le potager serait une bonne solution biologique contre ces petites bêtes. Concernant toujours les recettes de grand-mère, le coca-cola, l’eau additionnée de savon noir et l’eau additionnée d’huile essentielle de citronnelle peuvent être pulvérisés sur les plantes selon une fréquence de 10 jours. Ces solutions sont utilisées dans la prévention et le traitement du début de l’invasion de tout ce qui est nuisible. Les produits préfabriqués peuvent s’acquérir chez les commerçants : le bacillus thuringiensis est un insecticide biologique qui agit efficacement contre les chenilles. La roténone est puissante contre les dory-phores, les altises et les pucerons. Evitez d’en pulvériser sur les légumes, les fruits et les racines au moment de les consommer. Veillez à laisser un laps de temps entre le traitement et la cueillette.

Author: admin
• Lundi, décembre 08th, 2008

Semer ses propres graines au lieu d’en acheter offre plusieurs avantages. Surtout économique en plus d’être pratique, faire ses graines de semis soi-même offre également le privilège de tout faire soi-même, depuis le semis jusqu’à la récolte.

Comment récolter des graines ?

Les graines de semis doivent être récoltées mûres mais avant qu’elles ne soient pourries. Pour la période, la plupart des jardiniers s’accordent à dire qu’il faudrait faire la récolte des graines pendant le mois d’Août et de Septembre. Mais dans la pratique, il n’y a pas vraiment de date exacte ni de moment précis pour le faire car la récolte des graines de semis dépend entièrement des espèces. Toutefois, retenez qu’il est impératif que cette récolte se fasse durant la période où il n’y a pas de vent. En effet, ce dernier pourrait, s’il souffle trop fort, disperser les graines car dès lors que les graines sont sèches, elles deviennent de plus en plus légères. Par ailleurs, pour améliorer la qualité de votre prochaine récolte, pensez à effectuer un tri des graines de semis avant de les semer. Ainsi, gardez à l’esprit qu’il ne faut prendre que les graines en bon état. Elles ne devraient donc pas être écorchées, cassées ou piétinées. La meilleure manière de procéder ici serait d’apporter une assiette pour y placer les graines déjà récoltées. Cela facilitera de beaucoup la tâche car selon les espèces, le ramassage peut être facile comme il peut se révéler très ardu. Par exemple, ramasser les grosses graines des haricots semble être un jeu d’enfant comparé au ramassage des minuscules graines des pavots de Californie qui peuvent éclater à tout moment. On peut, par ailleurs, opter pour une meilleure solution, qui plus est facile, en récoltant les graines sur pied avant qu’elles ne tombent. Mais, si vous avez choisi cette option, il faut veiller à ne pas récolter des graines sur des plants malades pour ne pas contribuer à la propagation de la maladie et risquer d’infecter tout le reste de votre champ ou de votre jardin. D’ailleurs, pour une bonne récolte, il faut choisir de bonnes graines de semis ! Vous songerez donc après la récolte à trier les graines et à rejeter celles qui n’ont pas un bon aspect tout en enlevant tous les détritus qui auront accompagné votre récolte. Et surtout, un point important : ne mélangez pas les graines entre elles, surtout celles qui proviennent d’espèces différentes même si vous pensez pouvoir les différencier à leurs seuls aspects. Vous éviterez ainsi de vous tromper au moment de la semence. Classez ensuite les graines en fonction de l’espèce et séchez-les. Pour cela, il suffit de les étaler sur une surface plane, à l’ombre mais loin de l’humidité, et au sec. Vous pourrez ainsi les étaler sur du papier ou même, si les graines sont encore sur plants, suspendre la plante pour qu’elle sèche à l’air libre. En tout cas, si vous ne pouvez pas faire la récolte vous-même, pour une raison ou une autre, vous pouvez, évidemment, songez aux échanges avec vos amis ou vos voisins. De plus, retenez que certaines plantes ne poussent pas par semis, aussi n’oubliez pas de faire un tri judicieux de vos graines pour ne pas être déçu plus tard. Pour des conseils plus avisés, vous pourrez toujours demander de l’aide à votre jardinier.

Comment conserver les graines de semis ?

Après avoir cueilli les précieuses graines de semis, il faut maintenant les conditionner et les conserver convenablement en vue de les semer le moment venu. Il est préférable, pour garder toutes leurs qualités, de les garder dans un endroit sec afin d’empêcher qu’elles ne moisissent. Ainsi, et pour éviter toute erreur ultérieure, placez les graines d’une même espèce et d’une même récolte dans un seul récipient sur lequel vous aurez mis une étiquette. Marquez dessus le nom de l’espèce et la date de la cueillette. Vous pourrez ainsi les classer et semer les graines en fonction de cette date car les graines ne doivent pas être conservées plus d’une année. Choisissez un récipient avec couverture étanche pour éviter que l’air ne s’y engouffre. Vous pouvez aussi utiliser du carton ou du papier, mais le bocal en plastique serait idéal. Pour le côté pratique, vous pourrez les placer dans une boîte de pellicules ou dans les tubes d’aspirine. A présent que les graines sont récoltées et conditionnées pour la conservation, il suffit d’attendre le moment propice pour les semer !