Avoir un agréable massif de fleurs est possible chez soi, sans qu’on ait recours à un paysagiste ou à un jardinier. Il suffit de connaître les quelques règles de base pour le réaliser, le reste n’est qu’une question de goût et de feeling. Son originalité dépend uniquement du choix de la personne qui le conçoit, avec les innombrables modèles et les variations d’espèces et de couleurs existantes. Que vous ayez la main verte ou pas, les quelques conseils et astuces judicieuses suivants vous aideront dans la réalisation de votre massif de fleurs.
Les fleurs du massif
Pour la plupart des espèces, l’ensemencement commence à partir du mois d’avril pour obtenir de belles fleurs durant la période d’été, de juin en septembre.
Ayez déjà en tête une idée de ce que vous auriez aimé voir dans votre jardin, quel genre de fleurs et quelle harmonisation de couleurs ? Cette idée vous guidera dans le choix des espèces. Pour vous aider, citons quelques espèces de fleurs, composant souvent le massif fleuri au soleil. Le rudbeckia nain est une plante vivace, rustique, résistante, à fleur jaune, à cœur conique changeant de couleur allant du vert à l’orange pour aboutir au noir. Il embellit le massif avec son abondance de fleurs jaunes durant toute l’été. Les couleurs rose et jaune contrastent, alors dans une composition de massif fleuri incluant déjà une couleur rose, le rudbeckia est à remplacer par l’œillet d’Inde. Le zinnia est une plante à fleur généralement rose dont deux variétés distinctes existent, celles hybrides et celles sauvages. Faisant partie de la famille des astéracées, le zinnia ne résiste pas au gel du printemps. La sauge bleue est une plante vivace bénéficiant d’une floraison abondante et d’un feuillage persistant. Ses fleurs bleutées en épis lui accordent son originalité. Elle s’adapte à tous les genres de terre et pousse facilement, ainsi le meilleur moment d’ensemencement est le printemps. La queue de renard ou Amarante, en particulier l’Amaranthus
Caudatus, donne une expression de verticalité, de décontraction et de fantaisie à la composition florale. De couleur pourpre, elle est aussi facilement reconnaissable à ses tiges rougeâtres et son feuillage clair. Le semis peut s’effectuer de deux manières, soit directement en terre au mois d’avril, soit à l’intérieur (du genre pépinière ou autre endroit pour le conserver) en mars pour obtenir des jeunes pousses à repiquer au mois de mai. Le pennisentum, de la famille des graminées, est une plante vivace à touffes persistantes, présentant plus de cinquante espèces. Il est très décoratif et très graphique en se valorisant et en mettant également en valeur les fleurs se trouvant à sa proximité. Son ensemencement est propice au printemps et ses fleurs sont belles et fraîches, elles gardent leur beauté jusqu’au moment du premier givre et de la première rosée. Les cinq fleurs évoquées auparavant peuvent servir de base à votre massif de fleurs. L’introduction d’autres variétés de fleurs dans la composition lui accorde une légère nuance. Le cléome est une bonne nuance, avec sa tige dressée et bien rigide de grande taille (mesurant jusqu’à 1,5 m), il s’érige majestueusement en arrière-plan. Il offre une bonne inflorescence de fleurs parfumées, en forme de couronne à son extrémité, à partir du mois de juillet jusqu’au mois d’octobre. Une autre nuance peut être apportée aussi grâce au Salvia Coccinéa ou sauge rouge avec des fleurs en épis rouges. Ces épis ont en moyenne une longueur de 50 cm et on les voit éclore à partir du mois de mai jusqu’en octobre si on les cultive à la fin de l’hiver. Plusieurs autres fleurs peuvent composer un massif, et vous pouvez choisir celles qui vous plaisent, même si elles ne font pas partie des sept sus-évoquées qui ont été citées juste à titre indicatif.
Comment faire un massif de fleurs ?
Pour que le jardin soit le plus plaisant possible, la préparation du terrain est primordiale. A priori, mesurez la surface du terrain à cultiver pour avoir une idée du nombre de fleurs à planter. Toujours laisser un espace minimum de 20 cm entre chaque pied de fleurs. Si l’endroit où sera le massif se trouve au milieu d’un gazon, procéder tout de suite au piquage des deux extrémités du terrain, en mettant le cordeau entre les deux bouts. Tracer la limite de la ligne du massif à l’aide d’une bêche carrée en l’enfonçant dans le gazon. Creusez un trou ayant une profondeur moyenne de 10 cm. Y plonger de l’engrais de fond ou de la corne broyée et le mélanger avec la terre du fond. Placer le jeune plant, couvrir la racine de terre et tasser légèrement. Arroser soigneusement et recommencer le même procédé à 20 cm du premier pied de fleur et ainsi de suite. Pour un terrain dur sans gazon, s’il est sec, ajouter du sable ou de la terre argileuse à ce dernier et griffer pour qu’ils se mélangent bien, avant de commencer à mettre le cordeau. Les mêmes processus que ceux effectués pour un terrain gazonneux s’enchaînent. Si le terrain est argileux, l’alléger avec de la tourbe griffée avant de placer le cordeau. Procéder ensuite comme pour le terrain gazonneux après cet allègement avec de la tourbe. Quand le terrain est prêt, procéder à la plantation en suivant les instructions sus-citées. Pour vous inspirer, voici quelques propositions de composition de massifs fleuris.
Un beau massif de fleurs !
Toujours mettre ensemble les fleurs de mêmes types, et mélanger 3 couleurs en moyenne pour éviter la lourdeur de l’ensemble. Pour un massif de fleurs vivaces, prendre deux pavots, deux fougères et une corbeille d’or (prévoir donc à chaque fois un ensemble de cinq fleurs). Pour un massif de fleurs à l’ombre ne nécessitant pas beaucoup d’eau, mettre ensemble deux bégonias avec deux dipladénias et deux impatiens (de préférence de Nouvelle Guinée). Pour un massif de fleurs au soleil, en sélectionner trois parmi les quatre fleurs proposées en maintenant le nombre d’un ensemble à cinq fleurs en tout : deux œillets d’inde, une verveine ou une graminée et deux géraniums zonales.
Entretien du massif de fleurs
Toutes les bases vous ont été offertes, à vous donc de composer votre massif de fleurs. Faites attention à ne pas oublier de l’entretenir puisqu’il ne suffit pas seulement de le planter. Pour ce faire, un arrosage quotidien est de rigueur, la quantité d’eau dépend des espèces choisies mais il est préférable d’arroser en fin d’après-midi ou le soir. Mettre des paillettes de lin, si nécessaire, pour lutter contre les limaces et les escargots, cette technique est recommandée pour les rudbeckias et les zinnias. Si le sol semble pauvre en apport, ajoutez de l’engrais granulés, spécialement conçus pour les fleurs, autour de la racine des plantes, griffez et arrosez après. Cet apport en engrais doit se faire systématiquement tous les mois. Otez les feuilles jaunes et les fleurs fanées, aérez le sol en le griffant de temps en temps et traitez (si possible avec des produits bio) les maladies et les insectes.


















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