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Author: admin
• Lundi, mars 02nd, 2009

Bouturage et boutures

Plusieurs manières de multiplier les plantes peuvent être exploitées sans qu’on soit des experts en jardinage. Le bouturage, le moyen le plus simple et le plus pratique, est une méthode de reproduction végétative asexuée. En d’autres termes, la reproduction ne nécessite aucunement l’intervention d’un gamète mâle ni femelle, elle s’effectue seulement par le clonage d’un organe fragmenté de la plante. Le clonage consiste en la dédifférenciation des cellules du méristème pour donner, par la suite, naissance à d’autres nouvelles plantes. Deux sortes de bouturages existent : le bouturage artificiel et le bouturage naturel.

Bouturage artificiel et le bouturage naturel

Le bouturage artificiel nécessite l’intervention de l’homme tandis que celui qui est naturel, se fait par multiplication naturelle, sans l’intervention d’un individu extérieur. Il s’effectue dans les pépinières pour les professionnels, et dans les jardins pour les amateurs. L’organe de la plante, utilisé dans ce système de multiplication, est appelé bouture. Faire des boutures consiste à prendre une partie de la plante mère, pour en obtenir des fragments capables de se développer. Faire du bouturage correspond à planter les boutures à partir desquelles on aura d’autres nouvelles plantes.

Plusieurs sortes de boutures

Diverses sortes de boutures existent selon les différentes espèces, mais pour être efficace, elles doivent présenter les caractères communs suivants : sans blessure (à couper délicatement et soigneusement avec un sécateur aigu et bien propre), sans maladie, sans insecte, généralement dans un état sain. Ainsi, avant de procéder au bouturage proprement dit, il est indispensable de bien choisir l’espèce et le moment propice à son enracinement. Il est à remarquer que le moment de procéder au bouturage, ou pour sélectionner la bouture, n’est pas identique pour toutes les plantes, il dépend de son utilisation, du type à utiliser et de l’espèce choisie. La façon de procéder diffère selon les espèces et le type de bouture utilisé. Dans le cas d’une espèce spécifique, il est préférable de consulter la rubrique correspondante, ou de consulter un spécialiste pour demander conseil. Les différents types de boutures existants sont la bouture molle, les rameaux ligneux, la bouture de feuille, la bouture à l’étouffée, la bouture aoûtée, la bouture semi-aoûtée, la bouture sur bois tendre et la bouture herbacée.

Descriptions des différents types de boutures

La bouture en tige est un fragment d’une plante en pleine croissance, coupé sous l’œil avec un bon sécateur. La bouture molle, quant à elle, est un jeune rameau à repiquer au commencement de l’été ou durant le printemps (géranium et hortensia). Les rameaux ligneux présentent trois nœuds au minimum, et mesurent environ 10 à 15 cm de long. Le feuillu ou la bouture de feuille est une feuille dont la base est en train de s’aoûter. Lors de la sélection des feuillus, prendre les feuilles qui se trouvent à partir de la sixième feuille, en comptant de la racine vers le bourgeon terminal. Le feuillu s’enracine facilement au début du mois de juin. Les espèces faciles à manipuler pour ce genre de bouturage sont l’azalée, l’orme, l’érable, le bégonia et le coléus. Pour ce faire, coupez longitudinalement les nervures principales avant de l’implanter sur le substrat et si besoin, les passer dans une hormone de bouturage. Le feuillu ne nécessite pas la présence d’eau abondante, cette dernière ne peut que le nuire en le pourrissant. La bouture à l’étouffée nécessite l’utilisation d’une cloche de verre pour protéger la bouture, ou à défaut, l’usage d’un sac en plastique hyalin. Elle exige un taux d’humidité très élevé, pouvant aller jusqu’à 100 %. Son aération lui est vitale pour la préserver du pourrissement, un intervalle de deux à trois jours est suffisant. La bouture aoûtée correspond aux rameaux dormants, un bois dur se pliant sans difficulté. Elle se pratique au commencement du printemps, en hiver ou à la fin de l’automne. La bouture semi-aoûtée est un fragment d’une plante en pleine croissance, dont la pointe est tendre contrairement à la base qui est dure. Elle se repique à partir de la moitié du mois de juillet jusqu’à la moitié du mois de septembre. La bouture sur bois tendre concerne les pousses de l’année, elle doit être fraîche, sans se casser entre le pouce et l’index pour s’enraciner en peu de temps, on les plante de mai en juillet. La bouture herbacée est faite avec une plante non ligneuse, et se cultive à la fin de l’été.

Réussir son premier bouturage

Pour réussir son premier bouturage, choisir les espèces s’enracinant naturellement comme les conifères (à la fin de l’automne et en hiver), l’hysope, les arbres fruitiers (la vigne, le groseillier et le figuier), les cactacées pour les feuillus, l’olivier et le saule. Pour le cas d’un bouturage d’une tige, arroser abondamment la plante mère la veille pour que la bouture soit bien nourrie de sève. Tôt le matin, choisir la bouture, la couper à l’aide d’un sécateur bien nettoyé sous le dernier nœud du bas. Oter toutes les feuilles en laissant juste 2 ou 3 se trouvant sur le sommet. Préparer le substrat (récipient contenant de l’eau, terreau ou terre), y planter la face coupée, et placer le tout dans un endroit lumineux, à température ambiante de 15°C, bien protégé du vent, de l’humidité et de la chaleur. Normalement, les nouvelles pousses ressurgissent après 3 à 4 semaines. Dans le cas contraire, utiliser une hormone de bouturage (l’auxine par exemple) pour inciter l’enracinement. Voici quelques conseils utiles pour obtenir un bon résultat. Les feuilles de la bouture ne doivent pas être en contact direct avec le sol, la repiquer tout de suite à l’endroit principal pour éviter de l’altérer en la manipulant trop souvent. La bouture doit être plantée dans un trou, bien à la verticale, puis bien remettre la terre après pour qu’il n’y ait aucune poche d’air à l’intérieur, enfin arroser la terre qui la recouvre délicatement. Si la bouture est mise dans un petit pot, il est possible de changer de support au moment où elle commence à prendre racine. Il est important de repiquer la bouture le plus tôt possible après l’avoir coupée. Au cas où le repiquage ne peut pas se faire très rapidement, il est toujours possible de la garder pour un bon moment dans le réfrigérateur, et recouvrir le tout d’un plastique pour qu’elle garde une bonne humidité.

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• Lundi, février 09th, 2009

La pollution et les produits chimiques engendrent divers problèmes de santé avec leurs effets toxiques sur l’organisme et c’est la raison pour laquelle la question « pourquoi choisir le bio ? » ne doit même plus se poser. Non seulement les eaux mais aussi le sol sont contaminés par les produits chimiques. L’utilisation d’un pesticide aggrave encore plus la situation car des résidus de ces pesticides sont recensés sur les racines comestibles, si bien que les racines et les légumes qui sont censés fournir les éléments vitaux à l’organisme deviennent nuisibles à la santé. La pollution touche tous les êtres vivants, animaux et végétaux. Le chlordécone qui est employé dans les bananeraies a même été retrouvé dans les poissons et les langoustes. Ce sont autant de raisons pour lesquelles il faut cultiver un potager biologique, toutefois, ce type de culture nécessite quelques connaissances de base à appliquer pour avoir de bonnes récoltes.

Les diverses astuces

La culture biologique est celle même qui a été utilisée par nos ancêtres dans les temps anciens. Pour avoir des produits frais qui ne sont pas dangereux pour la santé, il est conseillé d’adapter son potager à cette culture. Nul besoin d’être un ingénieur agronome ou un technicien supérieur pour y arriver, il suffit d’avoir la main verte, de bons réflexes et de bonnes astuces. En premier lieu, choisir un endroit bien ensoleillé pour favoriser la photosynthèse. Le sol doit également être plat pour éviter l’érosion et assez proche de la maison pour faciliter son entretien. Les débutants doivent commencer par des légumes et des fruits nécessitant un entretien facile comme la salade, la tomate, le navet, le radis ou les pommes-figues.

Avoir les bonnes habitudes suivantes est indispensable en plus d’une surveillance particulièrement attentive et minutieuse. Pour éloigner les divers insectes nuisibles aux plantes, il faut nettoyer le sol, au moins une fois par semaine. Ce nettoyage consiste au ramassage de tout ce qui est débris sur le sol pour éviter la prolifération des champignons et des insectes. En outre, la plante elle-même, surtout les parties les plus sensibles comme les bourgeons et les feuilles, doivent être vérifiées et lavées avec de l’eau claire. Si l’eau ne suffit pas, on peut user d’une éponge douce. Avoir la manie de soulever les feuilles de temps à autre est également nécessaire. Les musaraignes, les hérissons et les mésanges ont une fâcheuse tendance à détruire les plantes ou à manger les fruits et c’est la raison pour laquelle un nichoir doit être installé dans le potager.

La préparation du sol

Après avoir sélectionné le bon terrain et le type de légume à planter, la préparation du sol est de rigueur pour avoir de bonnes récoltes. En effet, l’activité naturelle biologique du sol a besoin d’être stimulée pour qu’il soit fertile. La meilleure façon de commencer la préparation du sol consiste à procéder à son analyse pour connaître ses carences et l’apport nécessaire dont il a besoin. Pour ce faire, un échantillon du sol doit être envoyé au laboratoire le plus proche pour en connaître les caractéristiques. En attendant le résultat, on peut déjà se débarrasser des racines, des herbes et des cailloux. Le terrain propre et net sera à crocheter puis à ratisser. Une fois que le résultat des analyses effectuées vous parviendra, vous pouvez demander conseil à un spécialiste pour améliorer la qualité du sol. Il est nécessaire de savoir que la microfaune, les vers de terre, les champignons, les algues et les bactéries figurent parmi les constituants du sol.

La préparation du sol proprement dit correspond à sa fertilisation qui le nourrit, le restructure et le protège. Eviter les engrais chimiques est la première chose à faire car la meilleure option consiste à exploiter les engrais naturels comme les engrais verts, les engrais purins d’ortie, les engrais organiques et surtout le compost, de préférence mûr. En entrant clairement dans les détails, le seigle, la vesce et la moutarde forment les engrais verts. Les engrais organiques préfabriqués peuvent être acquis chez les commerçants spécialisés. Ils sont composés de tourteaux de ricin, de poudre de corne d’os, de fumier desséché ou de compost dont le plus efficace est celui qui a eu une durée de fermentation de 6 à 12 mois. Ce compost mûr est facilement reconnaissable à son odeur d’humus, à sa structure grumeleuse et à sa couleur sombre. Outre les engrais, les compléments minéraux qui sont vitaux pour les végétaux sur le terrain tels que les phosphates naturels, les centres, la poudre de roche et les algues doivent être assurés.

Le compost s’achète comme il se fabrique. Il consiste en un recyclage de tout ce qui est déchet non chimique tel que le broyat de branchages, les feuilles mortes, la paille, les tontes de gazon, les mauvaises herbes, les résidus de récolte et les résidus organiques de cuisine. Le procédé de fabrication consiste au mélange de tous les déchets humides qui contiennent beaucoup d’azote et de tous les déchets secs qui constituent le carbone, soit dans un silo, soit en un tas. Ce mélange doit être imprégné d’eau sans pour autant être noyé. Veillez à le retourner de temps en temps pour l’aérer.

Les pesticides biologiques

On a plusieurs options de pesticides biologiques qui sont disponibles sur le marché. Au moment de la plantation, dispersez entre les légumes, les fruits et les racines, des herbes aromatiques qui ont des vertus naturelles contre l’invasion des insectes grâce à leur odeur. Plantez également des arbustes, des haies, des plantes à nectar et des plantes à pollen. Une coccinelle consomme une centaine de pucerons en une journée, aussi les intégrer dans le potager serait une bonne solution biologique contre ces petites bêtes. Concernant toujours les recettes de grand-mère, le coca-cola, l’eau additionnée de savon noir et l’eau additionnée d’huile essentielle de citronnelle peuvent être pulvérisés sur les plantes selon une fréquence de 10 jours. Ces solutions sont utilisées dans la prévention et le traitement du début de l’invasion de tout ce qui est nuisible. Les produits préfabriqués peuvent s’acquérir chez les commerçants : le bacillus thuringiensis est un insecticide biologique qui agit efficacement contre les chenilles. La roténone est puissante contre les dory-phores, les altises et les pucerons. Evitez d’en pulvériser sur les légumes, les fruits et les racines au moment de les consommer. Veillez à laisser un laps de temps entre le traitement et la cueillette.

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• Lundi, février 09th, 2009

Lors de son retour de son exil à l’île Bourbon en 1815, l’ancien ministre de Louis XVI, Bertrand de Moleville a inventé le sécateur, une sorte de ciseaux robustes, munis d’une lame épaisse assez longue ainsi qu’une contre lame, toutes deux reliées aux poignées mobiles par un axe qu’on utilise dans différents travaux de jardinage. Ils existent sous différents modèles avec des poids variables et celui en aluminium forgé est de loin le plus léger. Le sécateur est utilisé dans presque tous les travaux d’entretien des jardins. En effet, il est très pratique et efficace pour nettoyer les massifs, pour égaliser les haies, pour entretenir et tailler les arbres fruitiers ainsi que les arbustes. On peut aussi l’employer pour la cueillette ou couper ainsi qu’ôter sans difficultés les branches mortes et c’est pour cela qu’on s’en sert beaucoup dans les travaux d’élagages. De nos jours, on trouve plusieurs types de sécateurs qu’on peut regrouper en deux groupes qui sont les sécateurs manuels et les sécateurs à assistance entre lesquels on peut choisir selon la nature et l’importance des travaux à effectuer.

Les sécateurs manuels

Parmi les sécateurs manuels, on peut avoir cinq formes distinctes dont le sécateur à lame tirante qu’on utilise généralement. Muni d’une contre lame au bout pointu et d’une lame en acier ainsi que d’un système qui rouvre automatiquement les poignées, pour couper, il suffit de fermer la main. Ce sont les vignerons, les arboriculteurs ainsi que les fleuristes qui l’utilisent le plus souvent. Le sécateur à enclume, quant à lui, est une autre version du sécateur à lame tirante dont la contre lame correspond à une enclume plate. Il est efficace pour enlever les jeunes pousses et pour couper les fleurs mais il est déconseillé dans l’entretien des arbres fruitiers parce qu’il peut engendrer une mauvaise cicatrisation qui peut être à la source de maladies cryptogamiques. Le sécateur a crémaillère est doté d’un système de démultiplication, très utile au moment de la coupe parce que sa manipulation ne nécessite pas un grand effort physique. Son inconvénient réside par contre dans le fait qu’il ne dispose pas de retour automatique. L’ébrancheur ou sécateur coupe branche est muni de poignées assez longues qui peuvent être réglées par rapport à la hauteur du travail à effectuer. On n’a pas besoin d’échelle ni de scie pour couper les branches, même pour celles dont le diamètre est important mais, il pèse assez lourd, il faut donc les deux mains pour le tenir et pour l’utiliser. Le sécateur ergonomique, le dernier dans la classe des sécateurs manuels, est constitué d’une lame, bien évidemment, et d’une contre lame ayant une position tournée et inclinée vers le bas. De par cette inclinaison, la coupe prend une orientation selon le type de sécateur ergonomique utilisé, à droite si l’inclinaison est vers la droite et vice versa. Il se distingue de tous les autres sécateurs par le fait que le choix est très large et qu’on peut choisir selon la morphologie de la main de l’utilisateur. Les professionnels le préfèrent parce qu’il prévient les problèmes comme le syndrome du canal carpien, les déchirures de ligament ainsi que les tendinites, lors de la taille. Cette forme ergonomique qui a vu le jour en France a été créée par la Mutualité sociale agricole associée aux ergonomistes.

Les sécateurs à assistance

Les sécateurs à assistance se divisent en deux types dont la différence principale se trouve au niveau de l’énergie utilisée. Par rapport au sécateur manuel, ils ne comportent aucune poignée mobile et ils sont destinés aux professionnels car leur utilisation nécessite des savoir-faire ainsi que des compétences appropriées, d’où leur coût très élevé. On distingue le sécateur à assistance pneumatique qui utilise la pression d’air fournie par un compresseur et le sécateur à assistance électrique muni d’un moteur qui fonctionne à l’aide d’une batterie. Ces deux types ne nécessitent pas beaucoup d’efforts physiques et il suffit de faire marcher la machine pour l’utiliser. Ils sont très pratiques et facilement maniables qu’on les conseille pour les travaux d’entretien dans les vignobles et les vergers.

Conseils d’utilisation

Pour éviter les éventuels risques d’accident, il vaut mieux choisir le sécateur manuel dont la couleur est vive pour qu’on puisse facilement le distinguer au sein des verdures. Pour éviter la contamination des plantes à tailler ou à entretenir, il faut le désinfecter avec de l’alcool à brûler avant de l’employer et au moment de couper les bois, on doit veiller à tourner la lame tranchante face à la partie du bois qu’on n’enlève pas. Après l’avoir utilisé, avant de le ranger, il faut le nettoyer et l’affûter si besoin pour qu’il garde toujours son efficacité.

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• Mercredi, janvier 21st, 2009

Dans le milieu urbain où l’homme a su s’adapter depuis longtemps, il ne peut s’empêcher d’avoir un intérêt pour la nature. Tout le monde n’est pas fan de grands espaces verts ni de randonnées en pays tropicaux mais la plupart des demeures possèdent ne serait-ce qu’une petite fleur dans un vase. L’exemple le plus commun de la matérialisation de cet intérêt est le jardin. Grand ou petit, ce dernier peut être aménagé de différentes manières selon l’endroit et les goûts de son propriétaire. Le jardin japonais est un jardin de style exotique et peut être construit sur une surface plus ou moins grande en respectant les quelques recommandations ci-dessous.

L’intérêt d’un jardin japonais

Le jardin japonais est destiné à procurer une sensation agréable de calme et d’apaisement. Il convient parfaitement aux amoureux de la nature dans un certain style exotique. Les plantes et les fleurs du Japon sont aussi diversifiées que le climat et l’écosystème de l’archipel nippon. Le jardin japonais a l’avantage de pouvoir être adapté à toutes dimensions d’espace disponible. Quelques mètres carrés suffisent parfois pour rendre votre cour paisible et agréable à regarder. En outre, une fois réalisé, le jardin japonais ne demande pas beaucoup d’entretien. Mais sa réalisation nécessite de nombreuses règles qui seront précisées plus tard. Par ailleurs, il n’est pas indispensable d’aller sur l’archipel pour se procurer des plantes spécifiques. Effectivement, on peut utiliser les matériaux ainsi que les plantes disponibles sur place. Dans les temps anciens, le jardin représentait pour les japonais le rang de noblesse selon sa taille, son style et son aménagement. Celui-ci reflétait non seulement sa place dans la société mais aussi sa personnalité.

Les règles à suivre pour sa réalisation

La règle principale à ne pas oublier est de savoir que le jardin japonais doit refléter la nature. Le résultat ne doit laisser entrevoir aucune intervention de la main humaine. Qui dit naturel dit qu’il y a un équilibre établi, ainsi faut-il veiller à ne pas mélanger les ingrédients de jardins de types différents. Mélanger les différents types d’ingrédients réduirait à néant l’écosystème qui tendrait à se former dans le jardin. On sait que le Japon est très étendu en longueur, donc le climat est très diversifié selon les régions, de même que les composantes de chaque jardin. La plupart des jardins nécessitent de l’eau et des pierres qui, soulignons-le doivent être des pierres volcaniques comme le granite pour mieux refléter la nature. Mais, il existe plusieurs autres exemples thématiques de jardins japonais, entre autres on peut citer le jardin sec, le seul sans eau où cette dernière est remplacée par du sable, le jardin d’eau, le jardin d’ombre ou encore le jardin de thé. Enfin, comme les japonais étant superstitieux, certaines règles de dispositions particulières sont à suivre, notamment celle d’éviter d’établir des symétries, ainsi même le cœur du jardin ou son centre est décalé du centre symétrique. Il faut également éviter les nombres pairs pour les différents ingrédients.

Les différentes composantes d’un jardin japonais

L’une des composantes les plus répandues d’un jardin japonnais est l’eau, cette dernière peut y être vue sous toutes ses formes occupant un espace variable. Elle peut être sous forme de ruisseaux, de bassins ou encore de source. Un aménagement particulier permet même d’avoir une mini-cascade qui, par son bruit, non seulement rappellerait la nature, mais masquerait aussi les bruits dérangeants de la ville. Ayant plusieurs significations, les pierres constituent également des éléments importants du jardin japonais mais leur intérêt pratique réside dans le fait de permettre de sillonner le jardin de long en large sans marcher sur les plantes couvre-sols. Concernant les végétaux, il est conseillé d’éviter les arbres qui deviendront trop grands et dans l’idéal opter pour les cerisiers à pétales roses comme sur les cartes postales qui constituent également l’une des caractéristiques du Japon. Mais si on n’en trouve pas, on peut mettre des érables, des fougères et des iris. Enfin, l’éclairage et les éléments décoratifs tels que les haies de bambous et les pierres à eau amélioreront l’aspect final du jardin. En outre, l’éclairage devra donner l’illusion d’un grand espace.

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• Jeudi, janvier 15th, 2009

La nature nous réserve bien des surprises car les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Prenons l’exemple du lombric ou du ver de terre. Qui ne serait pas dégoûté et effrayé par cet animal ? Nombreux parmi nous le considèrent comme nuisible et indésirable, mais ce texte vous démontrera le contraire et vous apprendra à apprécier ces petits animaux grâce à ce qu’ils peuvent nous apporter, surtout si vous êtes passionnés par l’art du jardinage et de la culture.

Observons le lombric de plus près

Bien que le lombric paraisse simple et dénué d’intérêt, ce n’est pas le cas car il y a beaucoup à dire sur cet oligochète. Si on le décrit scientifiquement, son nom est Lumbricus terrestris, de l’embranchement des Annélides, de la classe des Clitellates, de l’ordre des Oligochètes et de la famille des Lumbricidés. Son corps est composé d’anneaux, en avant le prostomium en pointe, puis le péristomium où se situe la bouche et la dernière partie, le pygidium où se situe l’anus. Le ver de terre n’a pas de poumons mais respire grâce à ses téguments et il est constamment humide grâce au mucus que secrète son épiderme. Son système digestif contient une flore bactérienne, et de sa digestion ressort le tortillon. Son déplacement est aussi complexe et se fait par les deux couches de muscles qu’il possède, la première couche longitudinale et l’autre circulaire. Il commence son mouvement par une contraction de ses muscles circulaires et une rétraction des soies qui permettra au segment antérieur d’avancer. Puis il contracte à leur tour les muscles longitudinaux et étend les soies pour tirer sur la partie arrière de son corps. Cet animal est hermaphrodite, autrement dit il possède à la fois des organes sexuels mâle et femelle, mais pour se reproduire il leur faut être deux, en tête bêche avec la sécrétion d’un mucus qui fera office de cocon qui les entoure. L’échange de sperme pourra alors se faire suivant une fécondation croisée, et le bébé lombric ressemblant déjà aux adultes pourra naître à partir des œufs abandonnés sur le sol et enveloppés dans des gaines constituées par les secrétions du clitellum en guise de protection et ce, jusqu’à leur éclosion. Une question qui nous tourmente aussi : les vers de terre se régénèrent-ils? La réponse est oui mais uniquement si la tête, le clitellum et au moins une dizaine de segments sont encore présents, dans le cas contraire c’est impossible.

Pourquoi donc devrait-on s’intéresser au lombric ?

Voici maintenant une facette de cet animal que beaucoup d’entre nous ignorent : le lombric est un ouvrier gratuit et dévoué au service du jardinier, et non seulement de ce dernier mais de nous tous qui jouissons de la nature. Il faut d’abord savoir que la terre contient une quantité considérable de lombrics, car 1 hectare de terre contient 1 à 2 millions de vers, l’équivalent d’environ une tonne. Et les vers forment les 80 % du poids total de tous les animaux de la terre, même en incluant les Hommes. Ce sont surtout son alimentation et son déplacement qui nous sont bénéfiques. Pour ce qui est de l’alimentation, c’est un animal saprophage c’est-à-dire qu’il se nourrit uniquement de végétaux qui sont morts ou en décomposition et épargne les végétaux sains. Les microbes contenus dans son tube digestif permettent d’obtenir les phytohormones qui aideront les plantes à mieux croître, et il rejette le tortillon qui est très utile à la neutralisation et à l’enrichissement du sol. Il est aussi un purificateur naturel du sol car il se nourrit de microorganismes pouvant être nuisibles aux plantes et les transportent loin de leur position initiale. Il est capable de déplacer un nombre considérable de microorganisme si on considère le fait qu’un ver déplace en un jour l’équivalent de sa masse. Son déplacement est aussi important car c’est un petit laboureur efficace. Il creuse des galeries dans le sol, jouant un rôle dans sa biologie. Il peut arriver jusqu’à 2 mètres de profondeur du sol pour en premier lieu l’aérer, le drainer, et enfin permettre un échange entre la surface et le sous-sol, facilitant ainsi la vie des plantes en donnant de la place à ses racines et en contribuant à un meilleur apport en eau. En conséquence, les oligoéléments d’en bas peuvent monter à la surface et les éléments à l’air libre gagnent aussi la profondeur. Voilà toute l’importance de cette petite bête.

Pour que vous puissiez vérifier par vous-même tout ce qui vient d’être exposé, voici une petite expérience à faire chez vous : mettez une couche de terreau, de sable et de terre dans un aquarium jusqu’à remplir sa moitié. Mettez des feuilles mortes et environ 10 vers. Après un mois, vous verrez les résultats et vous saurez mieux apprécier et considérer ces vers de terre.